
Bonjour, bonjour.
Nouvelles du front. Finalement, j'ai choisi de rester là où je suis hébergée, malgré la distance avec la faculté. Ce pour des raisons économiques, mais aussi parce que je m'y suis faite, et j'aime le quartier, je commence à bien utiliser les bus.
Mea culpa, nous avons confondu Baptiste et moi (confusion due à certains mots français "turquisés", mais dont le sens est légèrement différent), le tramway, qui parcours Istiklal, et le Funiculaire qui est, effectivement, le métro souterrain de Beyoglu.
Aujourd'hui, nous avons testé ce fameux tramway, très ancien, et c'est assez plaisant. Sauf la descente. Parce qu'évidement, quand il est bondé, et qu'on est au milieu, le chauffeur n'attend pas que l'on joue des pieds et des mains pour sortir. J'ai du sauter en marche.
Nous sommes à nouveau passés devant un monument dont je n'ai eu de cesse d'oublier de vous le mentionner, à savoir, la plus vieille Université de Médecine d'Europe (excusez du peu !), qui se situe en face du Parc Gülhane (j'ai trouvé son nom !). Bon, si elle est toujours ouverte, ça commence à devenir décrépi.
Je ne vous avais par ailleurs pas fait part d'une nouvelle qui m'a fortement angoissée quelques heures. La Turquie a pour obsession du moment, la lutte contre les téléphones étrangers du marché noir (revente de mobiles étranger en Turquie). Ce qui fait que tout téléphone étranger détecté est désactivé à distance par un système mis en place par le gouvernement (charmant n'est-il pas). Il faut donc déclarer son téléphone à l'aéroport.
Je fus soulagée de comprendre par la suite, que cela concernait les téléphones étrangers dans lesquels on utilise une carte SIM turque (ce qui est faisable, après tout). Souvent, une fois le téléphone désactivé, il est très difficile de le remettre en service (il faut se rendre au commissariat).
Bon, je n'ai néanmoins pas toujours rallumé le mien...De toute façon, mon forfait international (qui coute la peau du c**, mais sinon, ils refusaient de le bloquer T_T) n'est toujours pas activé.
Aujourd'hui, nous somme retourné dans la Vieille ville ('ancienne ville Byzantine) pour voir Sainte Sophie et la Mosquée Bleue ainsi que le Palais Topkapi. Comme dans chaque voyage, les aléas changent les plans.
Nous avons bien vu Sainte Sophie, qui est hélàs, très délabrée par endroit. Elle est le témoignage de la concurrence entre deux religions, l'Islam ayant effacé une grande partie des traces de la religion Orthodoxe. Personnellement, si les mosaïques (incroyablement belles pour celles qui restent à peu près intactes) m'ont beaucoup plu, l'endroit m'a peu émue. Bon, ça m'a tout de même impressionnée, la taille d'une Basilique !
Nous avons alors déjeuné dans sur une très bonne terrasse. Là j'y ai vraiment découvert ma passion pour la nourriture turque (vous risquez d'en entendre parler encore de nombreuses fois). La viande de mouton, que Baptiste a pris, est délicieuse, ô combien divine. Tandis que mes boulettes de boeuf frisaient le paradis (oui, vous avez compris, je manie l'exagération avec plaisir). N'empêche, miam.
Nous avons tenté de visiter la Mosquée Bleue. Mais visiblement, il s'y passait quelque chose d'important (on est sensé pouvoir la visiter même le vendredi). Nous avons donc fait la corrélation entre la quantité de policier hallucinante présente dans le quartier, et le cordon de policier à la sortie de la Mosquée. Nous ajoutant à la troupe de badauds du coin, nous avons vu des turcs endimanchés sortir de la Mosquée, suivi par une pléthore de garde du corps. Vous savez, les types en noir, à l'air très aimable.
En ayant assez d'attendre, nous avons fait la découverte d'un endroit superbe, la Citerne de la Basilique, qui alimentait en eau le palais de Topkapi. Cette citerne est souterraine et quasiment vide aujourd'hui. Nous marchons sur des passerelles en bois, au dessus de l'eau qui grouille de carpe et de pièces lancées là symboliquement. La citerne est vaste et comporte 336 colonne.s Nous ne pouvions voir dans ce lieu sombre que grâce à l'éclairage rouge et orange de spot installé près de chaque colonne. Une colonne célèbre se nomme la colonne aux yeux de pan.
Là, sont donnés des spectacles de derviches. Ça doit valoir le coup d'oeil.
Nous avons ensuite entrepris de voir le Palais de Topkapi, nous méprenant sur son étendu (et sur nos moyens financiers!). Trompés vicieusement par notre guide, qui semble systématiquement voir les tarifs de musée à la baisse, nous avons donc payé une entrée pour le Palais, mais sans pouvoir payer l'entrée pour le Harem (donc, nous devrons y retourner et payer les 2 entrées). Quoiqu'il en soit, tout est très bien conservé et c'est un vrai plaisir des yeux d'aller de salles en salles, ou de passer dans les jardins pour rejoindre certains pavillons. De l'or, du bleu, du vert, des mosaïques, des faïences... De quoi rêver. Enfin, on rêve nettement plus en visitant les salles du trésor (où on trouve, entre autres merveilles, un très gros diamant en forme de goutte, des coupelles, vase en Jade... Et divers objets incrustés de perles, émeraudes dont une de 16 300 carats, rubis, diamant, or... ).
On peut aussi y voir des objets sacrés, l'épée du Prophète et celles de ses compagnons, des objets de culte, des bouts de sa barbe (parait-il).
C'est donc fourbu que nous avons repris le tram, le funiculaire puis le tramway pour revenir dans notre petit cocon haut perché.
Nouvelles du front. Finalement, j'ai choisi de rester là où je suis hébergée, malgré la distance avec la faculté. Ce pour des raisons économiques, mais aussi parce que je m'y suis faite, et j'aime le quartier, je commence à bien utiliser les bus.
Mea culpa, nous avons confondu Baptiste et moi (confusion due à certains mots français "turquisés", mais dont le sens est légèrement différent), le tramway, qui parcours Istiklal, et le Funiculaire qui est, effectivement, le métro souterrain de Beyoglu.
Aujourd'hui, nous avons testé ce fameux tramway, très ancien, et c'est assez plaisant. Sauf la descente. Parce qu'évidement, quand il est bondé, et qu'on est au milieu, le chauffeur n'attend pas que l'on joue des pieds et des mains pour sortir. J'ai du sauter en marche.
Nous sommes à nouveau passés devant un monument dont je n'ai eu de cesse d'oublier de vous le mentionner, à savoir, la plus vieille Université de Médecine d'Europe (excusez du peu !), qui se situe en face du Parc Gülhane (j'ai trouvé son nom !). Bon, si elle est toujours ouverte, ça commence à devenir décrépi.
Je ne vous avais par ailleurs pas fait part d'une nouvelle qui m'a fortement angoissée quelques heures. La Turquie a pour obsession du moment, la lutte contre les téléphones étrangers du marché noir (revente de mobiles étranger en Turquie). Ce qui fait que tout téléphone étranger détecté est désactivé à distance par un système mis en place par le gouvernement (charmant n'est-il pas). Il faut donc déclarer son téléphone à l'aéroport.
Je fus soulagée de comprendre par la suite, que cela concernait les téléphones étrangers dans lesquels on utilise une carte SIM turque (ce qui est faisable, après tout). Souvent, une fois le téléphone désactivé, il est très difficile de le remettre en service (il faut se rendre au commissariat).
Bon, je n'ai néanmoins pas toujours rallumé le mien...De toute façon, mon forfait international (qui coute la peau du c**, mais sinon, ils refusaient de le bloquer T_T) n'est toujours pas activé.
Aujourd'hui, nous somme retourné dans la Vieille ville ('ancienne ville Byzantine) pour voir Sainte Sophie et la Mosquée Bleue ainsi que le Palais Topkapi. Comme dans chaque voyage, les aléas changent les plans.
Nous avons bien vu Sainte Sophie, qui est hélàs, très délabrée par endroit. Elle est le témoignage de la concurrence entre deux religions, l'Islam ayant effacé une grande partie des traces de la religion Orthodoxe. Personnellement, si les mosaïques (incroyablement belles pour celles qui restent à peu près intactes) m'ont beaucoup plu, l'endroit m'a peu émue. Bon, ça m'a tout de même impressionnée, la taille d'une Basilique !
Nous avons alors déjeuné dans sur une très bonne terrasse. Là j'y ai vraiment découvert ma passion pour la nourriture turque (vous risquez d'en entendre parler encore de nombreuses fois). La viande de mouton, que Baptiste a pris, est délicieuse, ô combien divine. Tandis que mes boulettes de boeuf frisaient le paradis (oui, vous avez compris, je manie l'exagération avec plaisir). N'empêche, miam.
Nous avons tenté de visiter la Mosquée Bleue. Mais visiblement, il s'y passait quelque chose d'important (on est sensé pouvoir la visiter même le vendredi). Nous avons donc fait la corrélation entre la quantité de policier hallucinante présente dans le quartier, et le cordon de policier à la sortie de la Mosquée. Nous ajoutant à la troupe de badauds du coin, nous avons vu des turcs endimanchés sortir de la Mosquée, suivi par une pléthore de garde du corps. Vous savez, les types en noir, à l'air très aimable.
En ayant assez d'attendre, nous avons fait la découverte d'un endroit superbe, la Citerne de la Basilique, qui alimentait en eau le palais de Topkapi. Cette citerne est souterraine et quasiment vide aujourd'hui. Nous marchons sur des passerelles en bois, au dessus de l'eau qui grouille de carpe et de pièces lancées là symboliquement. La citerne est vaste et comporte 336 colonne.s Nous ne pouvions voir dans ce lieu sombre que grâce à l'éclairage rouge et orange de spot installé près de chaque colonne. Une colonne célèbre se nomme la colonne aux yeux de pan.
Là, sont donnés des spectacles de derviches. Ça doit valoir le coup d'oeil.
Nous avons ensuite entrepris de voir le Palais de Topkapi, nous méprenant sur son étendu (et sur nos moyens financiers!). Trompés vicieusement par notre guide, qui semble systématiquement voir les tarifs de musée à la baisse, nous avons donc payé une entrée pour le Palais, mais sans pouvoir payer l'entrée pour le Harem (donc, nous devrons y retourner et payer les 2 entrées). Quoiqu'il en soit, tout est très bien conservé et c'est un vrai plaisir des yeux d'aller de salles en salles, ou de passer dans les jardins pour rejoindre certains pavillons. De l'or, du bleu, du vert, des mosaïques, des faïences... De quoi rêver. Enfin, on rêve nettement plus en visitant les salles du trésor (où on trouve, entre autres merveilles, un très gros diamant en forme de goutte, des coupelles, vase en Jade... Et divers objets incrustés de perles, émeraudes dont une de 16 300 carats, rubis, diamant, or... ).
On peut aussi y voir des objets sacrés, l'épée du Prophète et celles de ses compagnons, des objets de culte, des bouts de sa barbe (parait-il).
Reliques de Mahomet
- Collection de reliques du Palais de Topakpi à Istanbul, Byzance, capitale d'un vaste empire chrétien, avait possédé de nombreuses et précieuses reliques, qui furent pour la plupart pillées par les croisés. Après la la prise de la ville par les Turcs, la ville devint sous le nom d'Istanbul, la capitale de l'Empire Ottoman et les sultans eurent à coeur de constituer à leur tout une prestigieuse collection de reliques musulmanes, qui comprend aujourd'hui plus de 600 pièces conservées au Palais de Topakpi : épées de Mahomet (sabres de combat et deux épées en or enrichies de pierres précieuses), manteau de Mahomet, cheveux et poils de sa barbe, trace de ses pas, etc.
- Rituel en vigueur à Topkapi. Bien que la plupart de ces reliques soient exposées en permanence, les plus importantes d'entre elles ne le sont que pendant le mois du Ramadan. Le Coran est récité de manière ininterrompue auprès de ces reliques depuis qu'elles ont été transférées à Topkapi.
- Poils de la barbe de Mahomet. On en conserve en différents lieux du monde islamique. Les uns sont à Topkapi.
C'est donc fourbu que nous avons repris le tram, le funiculaire puis le tramway pour revenir dans notre petit cocon haut perché.


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