Différents transports sur la photo à 4 cases: un bus, à droite le funiculaire de la rue Istiklal, dessous, un busway d'Istanbul, et à gauche, le tünnel de la Tour Galata.
Ou autrement dit, la version turque de notre "super" national (
et non pas le souper, heure vieillotte de la boustifaille en France =)).
Il pleut (
toujours) et il fait froid (
moins tout de même - à moins que je ne m'y sois habituée ?).
Dans les réjouissances du soir, l'un de mes enseignants me fait passer un oral d'ici 2 semaines, tandis qu'un autre demande à l'administration à ce que son examen se fasse à mon retour (
je crois l'avoir signalé, non?). Me reste à voir ce qu'en dit le 3ème, et je pourrais enfin laisser mon esprit un peu au repos. Ah, ah.
Toujours est-il que mon mémoire (obsession perpétuelle) me stresse quelque peu. Après des semaines de recherches vaseuses, je sombre dans mes notes et mon manque d'imagination (
je n'ai jamais été tout à fait versée dans la recherche, et je me repose bien souvent sur des jonglages intellectuels aisés).
Je remarque que je deviens accro à l'odeur si particulier de la chicha, tabac parfumé qui se fume dans le narguilé. J'a-do-re. Que quelqu'un ait un tant soit peu cette odeur sur sa personne, et mes pupilles se dilatent à l'instant où mon odorat le perçoit. Je m'en délecte tout particulièrement lorsque c'est dans un espace confiné tel que le bus.
Les chats se font plus rares maintenant que le mauvais temps s'acharne sur Istanbul, et je rêve de trouver un abris pour toutes ces pauvres bêtes >_<.
Je ne crois pas m'être longuement attardée sur les bus turcs. C'est tout une histoire et mon pauvre vocabulaire ne suffit sans doute pas pour une juste description.
Déjà, je trouve ça miraculeux que des bus arrivent à circuler dans cette ville étouffée par ses taxi, aux routes en parfois très mauvais état et surtout, difficilement aménageables. Sur les grands boulevards, l'arrêt d'un bus (pire, de 4 bus à suivre) suffit parfois pour bloquer la circulation et provoquer un concert de klaxon. C'est qu'il n'y a pas de voie spécifique aux transports publics (ou si peu...).
Le bus est bien souvent bondé à craquer. C'est simple la règle est: tant qu'il y a un espace vital où respirer, on peut monter. Parfois, le chauffeur ne prend pas la peine de s'arrêter (
si personne ne descend) tant il n'y a plus de place. À contrario, s'il y a un tant soit peu de trou, il gueule jusqu'à ce que tout le monde soit entassé (
encore mieux que des sardines en boite). Si je reste méfiante, en bonne occidentale emplie de préjugés, jamais ô grand jamais je n'ai vu d'individu en profiter pour tâter /voler /loucher.
Les bus, il y en a des modernes. Mais il y en a aussi des vieux. Des antiquités si je puis dire. Des véhicules, on s'demande s'il ne va pas lâcher face aux pentes monstrueusement...pentues (? xD), et s'il a jamais eu des amortisseurs Oo'. Ils sont rouges, verts, crèmes, bleus. Parfois avec un affichage lumineux, parfois seulement dotés de vieilles pancartes blanches sur lesquelles sont inscrites les destinations et arrêts les plus importants. Les numéros de bus sont nombreux tant il y a de lignes, et pour un non initié (tel que moi), leur choix est...inexplicable : DT2, DT1, 559C, 40T, 70k, 25E, 42T... À la lumière de mon article (parce que je suis très forte), je peux peut-être déduire que les lettres désignent la destination finale (
les 40T et 42T et DT2 me menant à Taksim, tandis que la lettre E pourrait désigner Eminönü, un grand arrêt de la ville).
Marquer l'arrêt devient parfois un peu complexe. Sur les nouveaux véhicules, il existe, comme pour nous, des boutons allumant le panneau DURACAK (
"douradjak": arrêt, de DUR: stop). Mais sur certains, il faut aller devant la porte et cliquer un bouton qui devient vert et qui indique que le chauffeur "doit ouvrir" cette porte. Mettons que le bus soit bondé, que seule la porte de devant ait eu cette manipulation (
ou pas!), et que vous êtes à l'arrière avec 15 personnes entre vous et la porte du fond, je peux dire que vous avez trèèèès peu de chance (
à moins de crier) de descendre à votre arrêt.
De manière générale, le calme est généralement présent dans le bus, même les gens discutant restent discret (
ce n'est pas non plus un grand principe). À priori, le téléphone portable est interdit. Je remarque en effet que peu téléphonent dans le bus, mais tous ne respectent pas l'interdiction (
surtout quand leurs téléphones sonnent à vrai dire).
Les bus turcs c'est aussi un peu un transport
communautaire. Je m'explique, s'il y a des arrêts à respecter, vous pouvez courir derrière un bus avec 70% de chance que le chauffeur s'arrête pour vous ouvrir la porte (
la chance diminue surtout avec l'impact qu'un arrêt pourrait avoir sur la circulation du moment). S'il vous a vu courir pour rejoindre l'arrêt c'est encore plus certain qu'il freinera pour vous laisser monter. D'ailleurs, j'insiste, que ça soit près d'un arrêt ou pas. Pareil pour descendre. Vous pouvez toujours tenter votre chance pour demander à descendre à un endroit sur le trajet qui n'a pas d'arrêt. La plupart du temps il n'y verra pas d'inconvénient.
Ce que j'énonce n'est pas exempt de cas contraires. Quoique je n'ai pour le moment pas une seule fois eu l'occasion de le voir.