Le chaaaat !
Miam, du riz pilav, avec des légumes et köfte.
Ça ne rend pas très bien, mais la voiture est vraiment-garée-en-pente (vraiment).
Long article en perspective (mes photos ne sont pas chargées sur l'ordi, mais j'en aurai plein à vous mettre sous la dent).
D'abord, Istanbul, c'est bien beau, mais ce n'est pas vraiment très propre. Bon, oui, chaque ville ses défauts, et je pense qu'il y a pire ailleurs. Ceci dit, Paris à côté, c'est presque propre quoi. Le soucis, c'est le manque de système de tri d'ordures (je ne parle même pas de tri écologique, mais de tri tout court). Il y a quelques conteneurs de ci de là pour tout un quartier. Alors bien évidement, habitude turque oblige, les gens mettent tout dans la rue, jusqu'à ce que ça soit ramassé. Voir jette dans des décharges à moitié improvisé dans des ruines d'immeubles. Ça surprend au début, mais à la longue, on a un peu de mal.
Et puis les turcs ont ce truc du "on consomme sur place = on jette". La nuit, près des embarcadères (où ça se fait beaucoup de venir manger sur la place et les marches) les agents de nettoyages de la ville passent des heures à ramasser pot de ayran (lait coupé avec de l'eau et salé >_<>), papiers de kebab, bouteilles d'eau, cadavre d'épis de maïs...
Les odeurs aussi. Istanbul, c'est du maïs chaud à tout heure, des marrons (chauds), des moules (soit disant fraîches =D) des pains (ça par contre, miam). Tout ça se mélange, et parfois, on a un haut le coeur tant les odeurs fortes nous prennent les narines. La palme de la pire odeur revenant aux...fleuristes ! Eh oui, je ne sais pas ce qu'ils mettent dans leurs plantes, mais c'est une odeur chaude, acide qui vous pique les yeux et vous serre la gorge.
Le bruit est aussi quelque chose de fascinant ici. Voitures, voix, musiques, muezzins, publicités...vendeurs de gaz (qui passent dans les ruelles avec leurs camions, et un jingle annonce leur arrivée. Il suffit de se mettre à la fenêtre et de taper dans ses mains pour attirer leur attention, afin qu'ils s'arrêtent et vous livrent du gaz).
On se fatigue vite dans cette univers si éloigné du notre.
Parlons maintenant de ce qui me préoccupe en ce moment: les cours.
Première semaine enfin ! Enfin...non. Aucun de mes profs ne s'est pointé aujourd'hui (déjà qu'il aura fallu une dizaine de personne, 30 minutes et pas mal d'aller retour pour trouver la salle où nous aurions du avoir cours). Même pas le doyen (du moins, quand je suis allée le chercher). Mon humeur qui n'était déjà pas glorieuse (un soupçon de mal du pays, mais aussi un sentiment de déracinement puissant) a viré au noir. Fixe.
Me sentir plutôt seule - la seule à avoir un mémoire à gérer, la seule à ne pas trop apprécier la vie stambouliote, la fête...- me rend un poil déséspérée. Dans une ville qui n'est pas à taille humaine.
D'abord, Istanbul, c'est bien beau, mais ce n'est pas vraiment très propre. Bon, oui, chaque ville ses défauts, et je pense qu'il y a pire ailleurs. Ceci dit, Paris à côté, c'est presque propre quoi. Le soucis, c'est le manque de système de tri d'ordures (je ne parle même pas de tri écologique, mais de tri tout court). Il y a quelques conteneurs de ci de là pour tout un quartier. Alors bien évidement, habitude turque oblige, les gens mettent tout dans la rue, jusqu'à ce que ça soit ramassé. Voir jette dans des décharges à moitié improvisé dans des ruines d'immeubles. Ça surprend au début, mais à la longue, on a un peu de mal.
Et puis les turcs ont ce truc du "on consomme sur place = on jette". La nuit, près des embarcadères (où ça se fait beaucoup de venir manger sur la place et les marches) les agents de nettoyages de la ville passent des heures à ramasser pot de ayran (lait coupé avec de l'eau et salé >_<>), papiers de kebab, bouteilles d'eau, cadavre d'épis de maïs...
Les odeurs aussi. Istanbul, c'est du maïs chaud à tout heure, des marrons (chauds), des moules (soit disant fraîches =D) des pains (ça par contre, miam). Tout ça se mélange, et parfois, on a un haut le coeur tant les odeurs fortes nous prennent les narines. La palme de la pire odeur revenant aux...fleuristes ! Eh oui, je ne sais pas ce qu'ils mettent dans leurs plantes, mais c'est une odeur chaude, acide qui vous pique les yeux et vous serre la gorge.
Le bruit est aussi quelque chose de fascinant ici. Voitures, voix, musiques, muezzins, publicités...vendeurs de gaz (qui passent dans les ruelles avec leurs camions, et un jingle annonce leur arrivée. Il suffit de se mettre à la fenêtre et de taper dans ses mains pour attirer leur attention, afin qu'ils s'arrêtent et vous livrent du gaz).
On se fatigue vite dans cette univers si éloigné du notre.
Parlons maintenant de ce qui me préoccupe en ce moment: les cours.
Première semaine enfin ! Enfin...non. Aucun de mes profs ne s'est pointé aujourd'hui (déjà qu'il aura fallu une dizaine de personne, 30 minutes et pas mal d'aller retour pour trouver la salle où nous aurions du avoir cours). Même pas le doyen (du moins, quand je suis allée le chercher). Mon humeur qui n'était déjà pas glorieuse (un soupçon de mal du pays, mais aussi un sentiment de déracinement puissant) a viré au noir. Fixe.
Me sentir plutôt seule - la seule à avoir un mémoire à gérer, la seule à ne pas trop apprécier la vie stambouliote, la fête...- me rend un poil déséspérée. Dans une ville qui n'est pas à taille humaine.
La fac est belle, mais ça n'est pas essentiel je m'en rends compte. On peut se plaindre du cadre, mais si le contenu est là, on ne connait pas sa chance !
Mais le coup finale de la journée, c'est la réponse de ma responsable Erasmus, déclarant que mes choix de matières n'allaient pas du tout avec mon master (ceci rendant mon séjour Erasmus pas mal précaire, étant donné que sans son accord, mon semestre 1 n'est pas validé). Le soucis, c'est qu'il n'y a rien qui y correspond.
Alors Erasmus, c'est aussi se chercher. Se demander ce qu'on fout là et pourquoi (pourquoi je pars alors que je n'en ai pas envie, pourquoi je reste alors que je n'en ai pas envie). Je me rends compte que les études de droit ne sont pas propices à l'échange. Alors que faire? Rester, faire un mémoire, tenter de tout rattraper ? Au risque d'avoir à refaire un M1 ?
Rester là, ne rien valider (just for fun) et puis revenir faire un stage pour faire un M1 à nouveau ?
Allez savoir =).
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