
Vue éloignée et peu précise de mon Université (juste pour craner et dire qu'on a les pieds dans l'eau et la tête dans les arbres). Les 2 bâtiments de droite n'en font pas partie !
Bonjour * retient un baillement *. Nous voilà de retour d'une folle et éreintante journée, des zimages plein les yeux et la fatigue dans les pattes.
Hier, donc, jour faste dans notre fainéantise, nous sommes allé chercher J... à l'aéroport. Optant malgré nous pour un taxi (le chauffeur du car nous ayant envoyé paître, sans doute que nos têtes ne lui revenaient pas). Cette fois-ci, nous avons pu, enfin, admirer le bord de la Mer Marmara et ses... paquebots et innombrables pétroliers, cargos et autres mastodontes du genre...
D'un côté, les transports maritimes, de l'autre les anciennes murailles de Constantinople. De quoi s'occuper pendant la demi heure de trajet.
À l'aéroport, récupérant notre colis (; ) ), nous avons pu monter dans le car qui nous a ramené à Taksim.
Nous voilà 3 mousquetaires français, perdus dans l'immense Istanbul.
Aujourd'hui, nous avions en tête de faire le tour royal du Bosphore, c'est à dire, prendre à 9 heures un bâteau qui met 3 heures pour nous emmener en Mer Noire, repas compris, puis 4 heures pour nous faire aller à la Mer de Marmara. En retard (de 5 minutes) nous fûmes. Et après, si nous aurions pu avoir le temps, on a mis 30 minutes pour trouver l'embarcadère x)...
Donc, en désespoir de cause (et surtout, complètement paumé), nous avons pris un bateau au hasard, qui nous a amené à la côte asiatique. Bof, on a repris aussi sec un autre dans le sens contraire. Mais celui-ci s'est arrêté à un iskelé un peu plus éloigné. En réalité, là où nous aurions du prendre notre bâteau de croisière. Bah, qu'à cela ne tienne, il y a d'autres formules, moins complètes. Donc nous en avons pris un, qui montre un peu le Bosphore et ses monuments, en 1 heures 30. Ce fut ma foi, assez drôle.
Le paysage reste tout de même difficilement descriptible. Des collines de par et d'autre de la mer, et des constructions dessus, des vieux remparts, des quartiers orange et jaune, tout décrépis côté Europe, des quartiers colorés (vert, jaune, orange, rouge...) et majoritairement riche côté Asie. Riche au point qu'au milieu de forêt savamment conservée (rappelons nous, Istanbul c'est 70 Km de par et d'autre du Bosphore) de sublimes villas turques nous présentaient leurs vérandas. Bien évidement, la distance de ces quartiers d'avec le coeur historique d'Istanbul est conséquente. Qu'à cela ne tienne, les riches turcs ont leurs petites navettes. Il suffit pour eux, de prendre – comble du luxe – leurs ascenseurs privés au flanc même des collines, pour descendre sur les embarcadères.
À notre retour, nous sommes allés déjeuné au Dervish (pourquoi changer de nouvelles habitudes?) pour ensuite nous rendre au Grand Bazar qui est... effectivement un grand bazar. 2500 boutiques d'artisanats (bijoux, cuir, tissu – écharpes, pachemina, tapis -, chaussures, poteries, vaisselle, bric à brac...).
La fatigue actuelle me fait sans doute rater beaucoup de détails. J'y reviendrai si le courage et ma mémoire me le permettent.
Lui expliquant mes déboires, je lui ai en gros dit le fond de ma pensée, à savoir, que pour un pays candidat, emmerder les étudiants de l'UE qui veulent aller en Turquie, c'était pas exactement avantageux (même si oui, à l'échelle d'un pays, quelques personnes ne vont pas changer la donne). C'est J... qui aujourd'hui m'a appris qu'elle avait payé son Visa à un tarif étudiant (!!!), et que c'était 50 euros. Quelques 2 semaines après mon passage. Bien sur, il y a peu de chance que mon courrier ait eu un impact, mais j'ai trouvé la coïncidence assez intéressante.

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