jeudi 29 octobre 2009

Happy bayram

Un marcou poilu.
Des pavés de la Cour de la Mosquée Bleue (je veux les mêmes pour ma cuisine). En prime, un bout de ma royale chaussure.
La Cour de la Mosquée Bleue, dégagée de son marché aux livres saints/pieux.
Citerne de la Basilique (mon dada comme vous le savez).

Désolée (je crois que vous le lirez souvent) pour ma nouvelle absence.

My mutter is here with me, so...

Aujourd'hui est une fête nationale, la "Cumhuriyet Bayramı". Je suis d'ailleurs bien désolée de ne pas vous en dire plus à son sujet, car je ne trouve guère d'information. À priori c'est la célébration du mois après la fin du Ramadan. C'est donc une fête de sacrifice. J'ai pu voir (et filmer) les magnifiques feux d'artifices organisés par la ville à Taksim, de mon balcon. Je vous mettrai la vidéo en ligne dès que j'aurai le temps.

- ici les dentifrices peuvent avoir goût de pomme (pouah >_< condamnée à des semaines de dentifrices à la pomme)

- je n'ai pas de boites aux lettres dans l'immeuble, le courrier il arrive sous la porte de ma chambre ! (merci mon proprio ^^''')

- j'ai maiiiigriiii (oui oui, au pays du kebab ^^'). Faut voir, comme dit les habitants d'ici, c'est "tout en montée et en pente".

- j'entre gratos à l'Entrepôt 3 de l'Istanbul Modern, because ze suis étudiante /o/. Par contre, comme le musée lui-même était gratuit (comme tous les jeudi).

- les chaaaats nom de diou, les chaaaats d'Istanbul sont trop beaux

- prendre le havas tu apprends. Après c'est génial. Si j'ai eu du mal à trouver ce système de car pour les aéroports d'Istanbul, une fois pris, j'ai adoré. Déjà c'est peucher (wi, wi, 5 euros pour 1 heure dans un car équipé de wi fi), et c'est régulier (toutes les demi heures). Et pi dans le sens inverse (aéroport - Taksim) je peux demander au chauffeur de nous arrêter (oui, nous, personnellement, 2 privilégiées) à un endroit stratégique pour rentrer chez moi. Raaaah la classe (hum, orgueil quand tu nous tiens) de demander en turcanglais, au chauffeur de faire un "spécial stop" pour nous ^_^ /o/. Et vlan, prends ça dans ta face touriste /o/ (hum).

- chez le boulanger, t'auras du biscuit gratos (wi, wi).

Pour mes examens, ça se précise. L'administration (personnification), gentille et généreuse m'a dit "no soucaï, tu fais cke tu veux ma grande, on t'rattrape l'coup après. Zyva à Paris et prends du bon temps". Euh... Je m'égare, donc, en français ça donne: "à partir du moment où l'accord nous est donné par l'enseignant, nous ne voyons aucun soucis à vous faire passer des sessions de rattrapage si vous ne pouvez pas être présente". "Okay m'sieur, y a déjà un prof qu'à dit oui =D, je vais chercher l'accord des 2 autres (à coup de gnon ?)". Ceci dit, ça veut dire, rencontré mes 3 profs, pour voir avec eux mes dates (et même si l'un a déjà dit oui dès le départ, il faut quand même qu'il me voit pour fixer ce problème). Si l'un me semble open, l'autre... me donne froid dans l'dos. Qui sait ? Uh uh.

Bref, photo et vidéo, de-main. Moi flemme.

J'vous kissoutte /o_.

samedi 24 octobre 2009

Your my babe, I got my eyes on you





Des chats et un sac à main Mango® qui ressemble bizarrement à une livebox noir. Plus inquiétant encore, il en a le poids /o/.

Pwal everyone.

En ce beau (très) samedi stambouliotte, je vous salue bien.

Ici, nous annonçons un temps beau fixe jusqu'à au moins mercredi prochain. Température moyenne: 22 degré dans la journée. Comptez sur un temps plus frais le soir, la nuit et le matin. Le port du gilet est recommandé. Le débardeur est néanmoins autorisé entre 11h et 17h.

La pollution reste encore bien visible, prenez le temps d'aller vous aérer sur les îles, ou restez condamnés à respirer un air saturé. La couche de pollution qui stagne sur la ville est bien visible, ciel bleu, puis ciel marron au dessus des immeubles, comme si nous étions sous une cloche - loin d'être protectrice. La rue vous offre met à l'abri de cette triste vision.

Le ciel est dégagé, permettant d'admirer les multiples avions passant dans l'espace aérien.

Les fleurs les plus communes sur les toits colorés d'Istanbul reste les merveilleuses paraboles blanches et grises. Odeur inconnue, mais il faut admirer le pétale unique de cette fréquente fleur. Ses pistiles rigides n'attirent guère les insectes.

Il est malheureux d'apprendre qu'il me faille me battre contre la faculté pour obtenir une session de rattrapages car votre malheureuse correspondante a son voyage parisien (non remboursable) en plein sur cette merveilleuse semaine d'examen qui débute un samedi (car oui, les examens le dimanche, ça existe ici).

Après avoir parlé aux profs (1 est parfaitement d'accord, 1 pense que ce n'est pas possible, le dernier, vrai flemmard, m'a envoyé bouler), et aux différentes personnes du bureau Erasmus (ignorant tout de ces examens), il me reste à affronter la vice doyenne (une amie d'amis) et l'assistant du doyen (après lequel on court pour récupérer nos contrats pédagogiques à temps, ce qui tient de l'épreuve d'endurance).

Dans le malheur qui me frappe, j'ai peut-être une problématique pour cet enfoiré de boss de fin aka* mon mémoire. Mais ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir sauvagement abattu d'un coup de fusil.

Les cours ici nous procure bien quelques distractions, mais il est fort regrettable que nous connaissions déjà la quasi totalité des programmes. Révisions, quand vous nous tenez...

Je swing de sujet, pour vous clamer que je donne des cours d'anglais (ou du moins, je tente, car mes chères élèves se dérobent à mes demandes d'horaire =D) sur les articles du UK Times (d'un enfantin à lire).

Si jamais je devais prendre, suite à un pétage de plomb, un avion pour Tombouctou, je pourrais toujours devenir prof d'anglais =D (mon 2ème rêve après celui d'être reine du monde, suivi par mon 3ème rêve, faire un élevage de chèvre et faire du fromage en montagne).

Bien sur, je peux me contenter de devenir riche et inconnue et d'aller vivre à Tokyo. Bien sur.

Gooooooog byyyeeeeeeeeeee Istanbuuuuuul /o/.


* also known as

mercredi 21 octobre 2009

Istanbul'da





*yawn*

Désolée pour mes absences prolongées. J'avoue qu'après avoir pris plus d'une centaine de photos, l'idée de tout relater de mes aventures ici me fatigue parfois.

Hop hop, en bref et en rapide:

- on a été à une conférence sur un bouquin concernant les arméniens au consulat français (conférence à valeur historique puisqu'il s'agissait d'un dialogue entre un arménien et un turc, les auteurs du livre, encadré par une journaliste). Bon le fait que c'était en français et en turc nous a posé problème, car nous n'avions pas d'appareil de traduction (il n'y en avait pas assez pour tout le monde). Du coup, je n'ai pas tout bien retenu.

- dans un kebab, les flics, très stimulés par notre présence, nous ont offert le thé (je rappelle ici, que ça ne se fait pas en Turquie, de refuser une invitation, c'est le comble de l'impolitesse).

- nous sommes retournées au marché, notre lieu de course favori.

- lundi (donc avant hier), nous avons été sur la plus grande des îles aux princes. Cela vaudra un article particulier. Et étant donné la quantité astronomique de photo prises je vous met un lien pour mon album facebook --> album adalar.

Je vous mettrai par la suite tous les liens public de mes albums d'Istanbul.

Cette île, mon dieu, elle est jolie, mais alors, qu'est-ce que ça grimpe ><. Courageuses que nous sommes, nous avons décliné toutes propositions de caleche (on est un peu radine aussi) pour aller au monastère Saint George. Sauf que bon, il était bien, à vu de nez, à 8 km, en haut (EN HAUT) de la plus graaande colline de l'île. Uh uh...2h30 de marche plus taaaard... les filles enfin en haut, pour admirer la vue sur les îles et l'entrée du Bosphore.

Nous avions pour idée de prendre la caleche pour le retour, mais en réalité, à descendre, finalement, ça allait (ça muscle ça muscleeee).

J'ai pris pleeeeiiiiin de photos de chat.

dimanche 11 octobre 2009

Voitures un jour, voitures toujours.

Encore une vision de la circulation sur le grand boulevard près de chez moi /o/.

Le chat des escaliers.





Parait-il que c'est une sale bête qui pisse partout, et qu'il faut lui flanquer un coup de pied au c*l quand on le croise.

Et voilà les escaliers que je monte sur la pointe des pieds plusieurs fois par jour (je vous rassure, je les descend aussi...xD)

samedi 10 octobre 2009

Chats chats chats /o/ tangooo félin !


La terrasse du petit café des étudiants.






Voilà mon trip et encore, je me retiens d'en prendre à tord et à travers... des photos de ...


Chaaaaaats.

vendredi 9 octobre 2009

La rançon de la gloire

Un billet de 10, un de 20 (que je n'avais jamais vu avant, ça doit être un vieux) et un de 5 !
La puce akbil /o/.
Le devant de ma carte /o/.

(Vous l'aurez remarqué sans doute, je m'amuse beaucoup avec mes titres).

Je réalise qu'après m'être centré sur mon ressenti, j'en ai oublié le côté voyage, études et argent. Ah non, pas argent en fait, l'erasmus est de par son statut un être fauché qui tente plus ou moins de tirer le moins de sous possible de sa poche :D.

Aujourd'hui, comme hier, et avant-hier et avant-avant-hier, mais pas avant-avant-avant hier, il fait beau et chaud. Diantre, quand l'hiver va-t-il daigner me soulager de cette insidieuse chaleur /o/ ?!

Pour aller à l'université, de là où j'habite, il me faut marcher 25 minutes. Monter un peu, puis, redescendre xD. Tout ça en quasi-ligne droite, ce qui n'est pas plus mal au moins =D. Ensuite, la règle des bus (vous attendez un bus pour Ortaköy, ce sont les bus pour Kabatas qui passent...) vous fait poireauter 15 minutes... Soit vous décidez de tenter votre chance et d'attendre que les vôtres passent, en priant qu'il ne soit pas bondé à craquer, soit vous prenez n'importe lequel et vous finissez le trajet à pied.

Parfois, dans le manque de chance de la 2ème solution, un fond de chance vous donne la joie et le bonheur de récupérer un bus pour votre destination /o/.

Ce fut notre cas ce matin ^_^. J'ai d'ailleurs été faire ma carte de bus étudiante, ce qui fut, grâce à un ami Erasmus, assez simple.

En effet, celui-ci ayant subi 2h30 d'attente pour voir le bureau des cartes se fermer devant son nez, il nous a préconisé de venir avec lui à 8h. Nous sommes arrivés à 8h et déjà, 50 personnes se trouvaient devant nous (comme à la mairie ou à la sécu, vous tirez un numéro =P) sachant que les bureaux... n'ouvrent qu'à 8h30 /o/.

La chance, décidément, thème de cet article, m'a valu de me faire griller mon tour, mais qu'à ne cela tienne, je me suis imposée à un guichet qui a bien compris le soucis et m'a acceptée en même temps qu'un autre numéro. Elle a encore jeté un sort sur moi qui, ayant du remplir le formulaire (en turc) toute seule, avait fait une erreur et coché la case "enseignant" et non pas étudiant". Un turc francophone m'a sauvé du dialogue de sourd que j'entretenais avec mon guichetier XD. Enfin (histoire de m'achever) avant qu'il se rende compte de son erreur, j'avais payé, et il a voulu que je repaye parce qu'il avait oublié mon premier paiement. Ma rage a du lui faire comprendre qu'il était en pente dangereuse, et il m'a donné ma carte pour se débarrasser de moi.

Nous devons ensuite aller à un autre guichet (beaucoup plus rapide) pour faire installer la puce de l'akbil et la charger en sousous.

Tout ça nous a pris moins d'une heure grâce à l'expérience de la veille de notre malheureux K.

À par ça, j'avoue que les cours ne sont pas passionnants, pour la simple et bonne raison que nous revoyons pas mal de choses fait en licence. Je me suis arrangée pour avoir que des enseignants français (ce n'est pas contre les turcs, dont certains parlent extrêmement bien le français, mais j'en ai peu en droit tout simplement).

La BU, pauvre en livres de droit récent, est néanmoins un superbe espace de travail, agencé dans un espace bien plus petit que notre BU de droit à Nantes. Comme quoi, avec peu de place, on peut mettre beaucoup de belles tables, avec 4 prises électriques et lampes incorporées, ainsi que des sièges confortables. Et en plus, il y a le 2ème étage, qui est un "demi étage", sous verrière, avec des plantes tout autour aux fenêtres... *voudrait embarquer la BU avec elle*.

Je continue vaille que vaille à faire un mémoire en me serinant que ce n'est qu'une grosse (grosse) dissertation T______T.

Je repère de plus en plus les turcs nourrir les chats, ce qui est trop adorable (et quand je vois l'embonpoint de certains chiens errants, je me dis qu'ils ne sont pas en reste non plus !).

Je maitrise les bus et aussi le mode "piéton" de mieux en mieux.

J'ai trouvé un boutique d'importation de trucs japonais, allant de vêtement (faut que j'm'y achète une jupe !) aux petits chats en tissu ou terre, de lunettes de soleil extravagante à des gants de ladies...Et il y a notamment une magnifique perruque violine, que j'adore /o/ adule et désire /o/ (mais je ne crois pas pouvoir négocier son prix u_u...sinon y en a une bleue trop jolie /o/).

mercredi 7 octobre 2009

Des jours et des vies à Istanbul



Non aucun lien entre mon titre avec ce soap américain stupide.

- quand une manifestation contre le FMI tu verras, loin tu iras te cacher, pour éviter de te prendre les lacrymo. Eh oui, votre servante ci-présente (et ne vous inquiétez pas à posteriori, ça ne sert à rien), s'est retrouvée au beau milieu des échauffourées entre manifestants et policiers anti-émeutes. Un peu comme une poule au milieu d'une bataille d'oies (oui, l'image ne vous parle pas? Rassurez-vous, moi non plus, elle ne me dit rien). En réalité, moi je voulais prendre mon bus. Si une heure plus tôt, j'avais bien vu des manifestations, je m'attendais à ce que tout soit fini avant mon retour à l'université. Pourtant...pourtant. Triste vision que j'ai eu d'Istiklal, plus ou moins barrée sur tout un tronçon par les policiers, armés de leurs boucliers et accompagnés de tanks à eau (ils font peur leurs tanks). Istiklal étant une rue en bordel, je ne me suis pas inquiétée avant de voir des gens courir en sens inverse et (attention vision renforcée par le souvenir traumatisé) de voir un bloc compact de flics sortir de la fumée,, genre trop au ralenti quoi bloquant totalement le haut de la rue. Là, je suis restée un peu comme le lapin face au phare d'une voiture (là ça vous parle plus ?) parce qu'à vrai dire, je ne voyais sur le coup, pas trop quoi faire. J'ai finalement fait marche arrière, stupéfaite de voir de telles scènes - genre de chose qu'on ne voit habituellement qu'à la télé. J'ai bien trouvé une rue sur le côté, mais je voyais un barrage de policiers (eux ! encore!?). Mais, wouhou, il y avait une autre petite rue dans cette rue, sur la gauche, me permettant d'être parallèle à l'Avenue de l'Indépendance (devenue l'avenue de tous les dangers momentanément dans mon esprit). Sauf que bon, quand ils lancent du lacrymo, ça ne se cantonne pas dans la seule zone des manifestants, et moi, ainsi que les autres malheureux piétons, déviés de leur route, nous avons été un peu pris dans cette fumée.

C'est à pied que j'ai fait une grande partie du chemin pour obtenir finalement qu'un taxi m'emmène à la fac. J'ai pu voir les dégâts laissés par les manifestants sur les vitrines de banques le long du grand boulevard qui mène au stade Inönü.

Mais je le répète encore une fois, rien de bien risqué en ce qui me concerne.

- des chats, vraiment partout, il y a.
- le soir, traverser des rivières de voitures il t'arrivera.

La faculté ne me plait pas trop, dans le sens où, je ne m'y sens ni à ma place, ni vraiment bien encadrée ou accueillie. Mais il faut dire, si Galatasaray se targue d'un enseignement francophone, la réalité révèle que ses étudiants, sélectionnés pour leurs bons dossiers et non pas leur bon niveau linguistique, fuient le français comme la peste. Étant l'incarnation de cette langue honnie, quand nous ne sommes pas mal vu dans un cours, ils ne sont tout simplement pas dans le dit cours.

Je me dois d'expliquer que, pour préserver la qualité de l'enseignement, beaucoup d'enseignants turcs reviennent à leur langue natale. Il faut dire que ceux-ci n'ont aucune gratification à faire leurs cours dans une autre langue, et les étudiants, s'ils veulent avoir un bon niveau dans leur domaine, demandent souvent à mettre le cours en turc. La réforme récente de l'université a pour ambition d'améliorer ces problèmes.

Bien entendu, certains étudiants, notamment ceux qui sortent du Lycée Galatasaray, ou ceux qui sont en Droit, ont un très bon niveau de français et ne sont pas le moins du monde effrayés par notre présence. Mais ce sont bien ceux que l'ont croise le moins.

Peut-être exagérons-nous (je rapporte ici certaines impressions, peut-être fugaces, de mes camarades) lorsque nous avons le sentiment d'être observés, jugés, et peu appréciés (sauf par ceux qui prennent notre présence comme justificatif à faire la fête).

Comme toute personne expatriée, je ne peux pas rester objective dans pas mal de propos. Mais ça ne veut pas pour autant dire que je vais me priver de donner mon opinion. C'est vrai que les turcs ont ce côté accueillant et sympathique. Mais après plus d'un mois de séjour, je constate que l'on peut aussi en trouver des désagréables (comme dans toute civilisation en réalité). Mais la fac est le lieu de cristallisation de ce mélange: à la fois très bien accueillis par certains (profs, ou étudiants), d'autres turcs sont plus qu'indifférents à nos problèmes. Bon, leur administration étant chaotique au possible, on peut aussi imaginer qu'ils n'iront certainement pas se casser la tête pour nous (oui parce que je visais en particulier l'administration).

Mais nous le constatons même dans la vie de tous les jours. Là où certains feront un effort, d'autres semblent totalement exaspérés par la présence d'étranger balbutiant.

Baaah. Notre difficile processus d'intégration à un autre mode de vie transforme vite certains détails en préjugés faciles ^_^. Mais il y a peut-être quelque part, un certain fond de vérité.

samedi 3 octobre 2009

I'm on The road to home... I won't be long.

Moi sur les marches en face de l'eau.

Un chaton qui nous aura bien fait suer pour piquer le repas!

La terrasse au dessus de la cafet des profs.

Gomene >< !

Je n'ai pas donné de nouvelle, alors que les choses bougent un peu.

Bon, encore quelques coups de bouderie, mais dans l'ensemble, ça remonte en flêche (comme la température ici >_>... marre, marre de la chaleur !). Déjà parce que dans le chaos incommensurable de mon université (de dingue. Université de din-gue) j'ai trouvé des profs, tout aussi perdu que les étudiants.

Bon et j'ai eu des présentations de cours. Enfin, je vous passe le détail de mon vendredi matin ou, au lieu d'attérir en droit public comparé, j'ai fini dans le cours des Droits de l'homme.

Oh et pi zut, je raconte =p !

Me voilà. Seule, eh oui, seule créature suffisamment stupide pour vouloir suivre un tel cours (DPC). Enfin, bon, c'est pas comme si ma responsable m'avait dit de le suivre. Sauf que. Sauf que. Je vais à l'étage droit (jusque là, je sais, fastoche). Et je regarde le planning de chaque salle. Un seul cours correspond au créneau horaire de ma matière, et c'est mon professeur de la veille qui l'assure.

Chui contente même si... j'ai encore un doute. Dans la salle, je croise une gentille turque, à qui je demande si c'est bien DPC. Elle me dit oui. J'm'installe...Le prof arrive, se présente, blabla, et hop, débute. "Alors, on va parler de la Cour Européenne des DH, et de la protection des droits...".

... ? ... Euh...?

Eh oui, me voilà pas dans l'bon cours. J'ouvre mon programme téléchargé sur internet et sensé être à jour - sauf que le dit programme ne me précise pas les horaires et les matières accessibles aux Erasmus, ceci nous est indiqué dans un planning qu'on a eu ...

Patatrac, pour la matière, c'est effectivement un... autre professeur.

Mais où diable ai-je cours !? À la pause, je vais, confuse, voir mon ami le prof (mon ami parce qu'hier j'ai papoté avec lui et qu'il m'a présenté un autre prof qui sera mon référant pour le mémoire), et lui explique mes déboires. Il est aussi paumé que moi ce qui, malgré ce côté rassurant du "on est dans le même bain (barque/bateau/péniche/corbeille...)", ne m'avance pas.

Enfin j'en apprends une bonne...Mon cher professeur de DPC... (et d'une autre matière -__-") est à ...la retraite T_________T. Mais il intervient toujours à l'université, quelques jours par semestre. Alors, quid ? Pourquoi ai-je un créneau horaire...sans prof? Ou alors n'est-il pas le bon prof ?

J'vous avoue...bref, j'vais au bureau Erasmus, qui me dit (les gens du bureau, pas le bureau en lui-même, un bureau, ça ne parle pas !) "nous on fait que de l'administration ! on nous donne la liste des cours pour vous et c'est tout ce qu'on sait".

Amélie a le sourire en guidon.

Bon. On inspire, on inspire... Et après, tu expires par où tu peux (merci à Jamel D. pour ce sketch) !!

J'ai eu confirmation par d'autres étudiants que ledit prof est bien à la retraite... quant à savoir si les cours sont assurés par lui, par un autre, ou pas du tout ... Alea jacta est.

Ceci dit, dans mon malheur, le professeur de Droit comparé, qui est tout aussi gentil, fait 2 cours potentiellement intéressants. Je suis sure d'avoir au moins 4 cours, avec un 4ème dont on m'a parlé. Encore faut-il que tout ça soit validé bien entendu =).

Question ambiance, j'ai aussi rencontré des gens de divers horizons, absolument adorables et drôles et avec qui je peux partager certaines passions (les jeux vidéos), certains sentiments (séparation de la famille, du copain / de la copine) et mon effarement face à la fac (et à l'absentéisme des profs =D). Alors, bon, ça va mieux.

Je ne vous cache pas que je tremble en pensant au mémoire x)...

À noter:

- les horaires de bus, ça n'existe pas =D: tu attends. Comme les plans de bus d'ailleurs.

- quand le bus de Taksim tu attends, c'est le bus de Kabatas qui passe. Et vice versa.

- quand un type te court après, après t'avoir donné un tract, c'est que le tract est payant et non pas qu'il tente de t'assassiner.

- si 10 cars de police, à Taksim Square tu vois, cherche les drapeaux rouges dans la foule =D

- quand tu remontes Istiklal, la foule descend.

- quand tu descends Istiklal, la foule monte.

- une turque en jupe invisible, elle est invisible. Une occidentale en short, c'est indécent.

- si tu parles en turc à un serveur, il ne comprends pas, parce qu'il s'attend à t'entendre parler anglais.

- pour les turcs, à partir du moment où tu es blond, tu es allemand =p.

- ce n'est pas parce que le chat est maigre qu'il est malheureux. Le chat d'Istanbul est sans doute le chat le mieux loti au monde. Sans maître ni loi, il se fait caliner, admirer, prendre en photo, et nourrir.

- ne pas poser de question aux turcs: ils ont un avis sur tout, et même quand ils ne connaissent pas, ils te donnent des indications. Pour se perdre, rien de mieux que de demander son chemin à un turc xD !