mardi 29 septembre 2009

Mosquée Süleymaniye





Voilà une très belle mosquée, oeuvre de Sinan, malheureusement en travaux lors de notre visite. Pour le reste, suivez les liens wiki =D.

Mais qu'est-ce qu'une mosquée exactement... ===>>>

Obéli'xque



=D Voici un obélisque près de la Mosquée bleue, situé là où était l'hippodrome de la nouvelle Rome (coeur de la vie politique et lieu des courses de chars).

Istanbul, l'envers du décors.

Le chaaaat !
Miam, du riz pilav, avec des légumes et köfte.
Ça ne rend pas très bien, mais la voiture est vraiment-garée-en-pente (vraiment).

Long article en perspective (mes photos ne sont pas chargées sur l'ordi, mais j'en aurai plein à vous mettre sous la dent).

D'abord, Istanbul, c'est bien beau, mais ce n'est pas vraiment très propre. Bon, oui, chaque ville ses défauts, et je pense qu'il y a pire ailleurs. Ceci dit, Paris à côté, c'est presque propre quoi. Le soucis, c'est le manque de système de tri d'ordures (je ne parle même pas de tri écologique, mais de tri tout court). Il y a quelques conteneurs de ci de là pour tout un quartier. Alors bien évidement, habitude turque oblige, les gens mettent tout dans la rue, jusqu'à ce que ça soit ramassé. Voir jette dans des décharges à moitié improvisé dans des ruines d'immeubles. Ça surprend au début, mais à la longue, on a un peu de mal.

Et puis les turcs ont ce truc du "on consomme sur place = on jette". La nuit, près des embarcadères (où ça se fait beaucoup de venir manger sur la place et les marches) les agents de nettoyages de la ville passent des heures à ramasser pot de ayran (lait coupé avec de l'eau et salé >_<>), papiers de kebab, bouteilles d'eau, cadavre d'épis de maïs...

Les odeurs aussi. Istanbul, c'est du maïs chaud à tout heure, des marrons (chauds), des moules (soit disant fraîches =D) des pains (ça par contre, miam). Tout ça se mélange, et parfois, on a un haut le coeur tant les odeurs fortes nous prennent les narines. La palme de la pire odeur revenant aux...fleuristes ! Eh oui, je ne sais pas ce qu'ils mettent dans leurs plantes, mais c'est une odeur chaude, acide qui vous pique les yeux et vous serre la gorge.

Le bruit est aussi quelque chose de fascinant ici. Voitures, voix, musiques, muezzins, publicités...vendeurs de gaz (qui passent dans les ruelles avec leurs camions, et un jingle annonce leur arrivée. Il suffit de se mettre à la fenêtre et de taper dans ses mains pour attirer leur attention, afin qu'ils s'arrêtent et vous livrent du gaz).

On se fatigue vite dans cette univers si éloigné du notre.

Parlons maintenant de ce qui me préoccupe en ce moment: les cours.

Première semaine enfin ! Enfin...non. Aucun de mes profs ne s'est pointé aujourd'hui (déjà qu'il aura fallu une dizaine de personne, 30 minutes et pas mal d'aller retour pour trouver la salle où nous aurions du avoir cours). Même pas le doyen (du moins, quand je suis allée le chercher). Mon humeur qui n'était déjà pas glorieuse (un soupçon de mal du pays, mais aussi un sentiment de déracinement puissant) a viré au noir. Fixe.

Me sentir plutôt seule - la seule à avoir un mémoire à gérer, la seule à ne pas trop apprécier la vie stambouliote, la fête...- me rend un poil déséspérée. Dans une ville qui n'est pas à taille humaine.

La fac est belle, mais ça n'est pas essentiel je m'en rends compte. On peut se plaindre du cadre, mais si le contenu est là, on ne connait pas sa chance !


Mais le coup finale de la journée, c'est la réponse de ma responsable Erasmus, déclarant que mes choix de matières n'allaient pas du tout avec mon master (ceci rendant mon séjour Erasmus pas mal précaire, étant donné que sans son accord, mon semestre 1 n'est pas validé). Le soucis, c'est qu'il n'y a rien qui y correspond.


Alors Erasmus, c'est aussi se chercher. Se demander ce qu'on fout là et pourquoi (pourquoi je pars alors que je n'en ai pas envie, pourquoi je reste alors que je n'en ai pas envie). Je me rends compte que les études de droit ne sont pas propices à l'échange. Alors que faire? Rester, faire un mémoire, tenter de tout rattraper ? Au risque d'avoir à refaire un M1 ?


Rester là, ne rien valider (just for fun) et puis revenir faire un stage pour faire un M1 à nouveau ?


Allez savoir =).


samedi 26 septembre 2009

Mosquée Bleue, à la one again.

La moquette (confortable, très confortable).





Hop, ze photos from moi of the bleue Mosquée. Même qu'elle date du 17ème et qu'un nigaud a trouvé le moyen de remettre ses chaussures à l'intérieur.

Les splendeurs d'Istanbul.


Diverses photos de truc jolis en faience =D (oui, je me casse pas la tête, m'enfin ! rien ne pourra rendre la beauté des détails).
Vue du Bosphore, d'une des cours du Palais.

La photo ne rend pas exactement, mais ce qu'il faut voir, c'est qu'un figuier a poussé dans le tronc d'un autre arbre =D.

J'ai déjà cité ces lieux historiques de la vieille ville d'Istanbul, mais je ne prive pas d'encore vous les nommer.

Ici, je ne met que mes photographies (pâles copies, en vérité, de la splendeur réelle des lieux) du palais de Topkapi, qui fut jadis, le centre du pouvoir de l'empire. Remercions encore une fois wikipédia ^_^. À venir, photo de la Mosquée Bleue.

Quittons l'information culturelle pour mieux se recentrer sur le but même de ce séjour, à savoir, un échange universitaire (je rigole). J'ai pu enfin m'inscrire dans cette prestigieuse université (la 3ème de la Turquie) dans la non moins prestigieuse section Droit.

_Explication_: la branche juridique a pour particularité de ne sélectionner que les meilleurs résultats obtenus au concours national des universités (en gros, leur bac équivaut à un système de concours à point, qui détermine leur entrée en faculté. La difficulté est telle, que très peu de lycéens peuvent se le permettre, déjà que, pour aller au lycée, il faut en avoir la possibilité). Ce concours se nomme, ÖSS ("euCC").

Bref, seuls 50 étudiants entrent dans cette section. Le drame du système scolaire (obligatoire de 5 à 15 ans; inexistance de maternelle, manque d'école, 60 élèves par classe) et universitaire de la Turquie est frappant. Ainsi, même après avoir réussi le concours, rien ne garantit que le futur étudiant puisse choisir son domaine d'études. L'accès aux diverses facultés est lié aux points obtenus. Ainsi, les statistiques indiquent que seuls 10% des étudiants réussissent à prendre la voix qu'ils désirent.

BREF. Si beaucoup de cours sont en français (à noter :la refonte du système de Galatasaray pour permettre d'atteindre réellement les 50% cours en turc 50% cours en français - les professeurs se heurtent pour beaucoup à la difficulté de faire leur cours dans une autre langue, de plus, les difficultés des étudiants les encouragent à plutôt faire en turc - et améliorer réellement le "bilinguisme") les Erasmus n'ont pas accès à tout.

En droit, peu de cours sont autorisés, et mon problème majeur est que certains des cours que j'aurai bien pris se chevauchent (ce qui, en considérant qu'ils tournent tous autour du même domaine, est plutôt absurde: je dois faire le choix entre droit européen ou le contencieux européen etc...). Néanmoins, nous pouvons piocher dans d'autres branches sous réserve des accords des différents responsables, bla bla bla.

Toujours est-il que j'en suis à 4 cours, sans compter les cours de turc, et 27 ECTS. Mon mémoire, si tant est que ma responsable pointe le bout de son nez pour en causer, devrait pouvoir combler ce manque de 3 ECTS (bou diou, 40 pages à rédiger ce n'est pas rien !).

Les cours de turc ne nous seront donné qu'à partir d'octobre, la difficulté étant de faire coïncider les emplois du temps de tous les Erasmus confondus. Et je signale qu'ils n'ont aucun logiciel pour ce faire.

Pour nous inscrire, point de personnel de l'université, mais seulement les étudiants volontaires du club Erasmus. Autant dire que sans eux, personne ne s'occuperait de nous. Enfin bon, ça a l'air de les gonfler plus ou moins (sauf quand il s'agit de faire la fête pour nous accueillir x) ). Nous aurons dans 15 jours notre carte étudiante, et notre carte de résidence qu'il faudra faire faire au commissariat. Puis, direction le consulat pour les mettre au courant de notre présence sur le territoire turc. Dès fois qu'il nous arriverait quelque chose (je me dois alors de signaler le tremblement de terre 9 sur échelle de Richter qui doit pointer le bout de son nez un de ces 4. Eh oui, c'est l'épée de Damoclès qui n'a que trop longtemps menacé la Turquie, et en particulier Istanbul, puisque la faille terrestre se situe dans la Mer de Marmara, juste à côté ^^).

jeudi 24 septembre 2009

Istanbul, la chaleur et les musées...


Là on revient par quelques petites rues, d'Istiklal pour aller chez moi. En face vous avez une graaaande pente, qui mène vers Kasimpasa ("kaseumpacha") un petit village que mon immeuble surplombe. On tourne à gauche et l'on est dans ma rue !

Voilà ! Ma rue ! J'habite dans l'immeuble tout jaune sur la droite qui a des fenêtres qui ressortent un peu sur la rue. Je suis au dernier étage donc j'ai le balcon. J'habite à côté d'une boulangerie, je suis au dessus d'un boucher, il y a 2 supérettes dans la rue et un primeur ouvert H24.


Ci-dessus un exemple de ce qu'on trouve dans le musée Istanbul Modern (où se déroule actuellement la biennale d'Istanbul et je suis bien incapable de vous expliquer ce que c'est exactement !).

Un exemple des chiens abandonnés d'Istanbul. Si ceux-ci sont en piteux états, il y a notamment un magnifique Huskie qui arpente la rue d'Istiklal, ou des sortes de coyotes.



Nous sommes passés par la rue française, qui est désormais la rue d'Alger (décision de la mairie d'Istanbul suite au non à la Turquie dans l'UE). À l'origine le quartier avait été un peu déserté et des riches occidentaux (riches du moins pour la Turquie) - dont un français, ont rachetés les bâtiments et ont fait du coin une reproduction des rues de Montmartre (parait-il). Dessus et dessous !


(Le chat qui était attaché à une laisse devant une boutique. J'avais mis une photo de lui, dos tourné. Il miaule et fait le beau pour qu'on le caresse).


Tamam (okay).

Nous sommes allées à Istanbul Modern, le musée d'art contemporain d'Istanbul (qu'on nomme aussi le beaubourg stambouliote). Berk. Moi l'art contemporain ça me défrise. Ceci dit, il a d'intéressant les murs en mousse dans une salle (s'ils en avaient mis par terre je me serai roulée dessus xD) et le fait que cela soit un ancien entrepôt aménagé.

Il fut un temps où c'était gratuit le jeudi (dixit 3 de nos guides). Mais point de gratuité finalement, nous avons du payer (pas grand chose, mais gratuit ça aurait été pas mal).

Les vidéos mis en place étaient de loin ce qu'il y avait de plus intéressant, notamment la salle appelée "Démocratie". Celle-ci a dans ses murs, une dizaine d'écran télé qui diffusent le chaos humain: les manifestations anti avortement, des manifestations qui comparent les féministes aux nazi (la Pologne), les manifestations pour Gaza, les agitations des supporters d'un match de foot Allemagne - Turquie, la prière d'un évêque face à la foule blablabla. Des combats aussi, entre manifestants et CRS...

En ce moment il fait beau - un peu trop à mon goût, et la chaleur nous fait vivre au ralenti. Demain matin, j'irai m'inscrire à la fac, je sens que ça va être drôle ! Il faut aussi que je pense à mon attestation d'arrivée ^_^(je doute que mon blog suffise comme justificatif !).


Istanbul, entre jeux vidéo et catastrophe.

Ci dessus, le bar d'hier soir (ou de cette nuit, à vous de voir, et désolée pour la qualité des images). Ils sont trop gentils, ils vous apportent des châles pour vous couvrir lorsque l'on est sur la terrasse. Malheureusement, le nom du coin ne va pas avec la classe du lieu, puisqu'il s'agit de "the beer house". Après, ils nous ont fait le gag du "oh on a fait la fermeture, désolée, vous allez devoir dormir ici". Bon, drôle mais écusé jusqu'à la moelle (j'ai déjà vécu une expérience similaire en avion T_T si je vous jure "ah non mademoiselle, on a fermé les portes, on repart en France !").

Ça c'est la vue de la terrasse. La côte asiatique scintillante dans l'obscurité. Malheureusement aucune photo ne peut rendre la beauté du paysage. Pi on ne voit pas les bateaux éclairés qui glissent rapidement sur l'eau du Bosphore.

Aujourd'hui on est allé jusqu'à Eyüp pour voir le café de Pierre Loti. Ayant eu un contre-temps, nous n'avons pas réellement visité le coin, mais nous avons pu voir la beauté du paysage, la corne d'or.
Voilà comment on monte jusqu'en haut : un téléphérique tout moderne.
N'empêche que je balisais moi.

Geek comme je suis (du moins semi geek, mes études m'empêchant de plonger ad vitam eternam dans le virtual world) je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer le potentiel qu'Istanbul a pour les jeux vidéo.

Imaginez...Resident Evil. Pouah, c'était facile de faire l'opus 2 dans Raccoon City, les villes américaines sont super bien organisées (avouez-le, tout est parfaitement quadrillé). Alors imaginez des zombies dans le bordel stamboulien ? Terrible. Terrible.

Après je me suis penchée sur le jeu qui me fait rêver d'avoir la PS3, à savoir, Assassin's Creed. Oh my god (ça faisait longtemps) !! Géant. Venise c'est bien, Istanbul avec sa construction anarchique, c'est mieux !

Bon, bien sur je me dois de finir avec mes histoires de conduites turques. J'ai encore eu un aperçu de cette conduite si particulière, et je me suis cru momentanément téléportée dans un jeu du genre Burnout (ah si, ah si).

Ne vous inquiétez pas, j'ai l'imagination débordante (n'empêche que le Resident Evil, eh ben j'aimerai bien qu'il se réalise *_*).

mercredi 23 septembre 2009

Istanbul a une fin.


Note: j'ai révisé quelques articles pour y insérer des liens wikipédia afin que vous puissiez pleinement découvrir Istanbul, la Turquie, avec moi ! N'hésitez pas à aller les revoir.

Wahoo. Hier, voulant retourner visiter Ortaköy, nous avons pris un bus dont cette destination était le terminus (en clair, on a sauté dans le premier qui pouvait nous y mener). Grave erreur, lorsque l'on connait le parcours du bus (vous allez me dire, étant donné que c'en était le terminus, on aurait du se douter de ce qui allait arriver !).

Effectivement, nous avons fait un petit tour par Sisli avant d'arriver à notre destination. Remarquez, ceci est une façon comme une autre de découvrir Istanbul et...ses limites ! Enfin nous avons vu la fin de cette ville immense (à savoir, oooh des collines sans immeubles, maisons, routes !). Ah ah, j'étouffe un peu moins, de savoir que l'on peut s'enfuir de ces méandres de ruelles.

Ortaköy est décidement, un endroit superbe, avec ses multiples bar à pouf (le support, j'entends !!) et chicha. J'y ai enfin trouvé un sac qui me plaisait. Il était temps pour ça aussi.

Autre chose qu'il était temps de régler, les courses. Après avoir testé toutes les petites épiceries du coin (dieu seul sait combien Istanbul peut avoir d'épicerie, à raison d'au moins 1 par ruelle et entre 2 et 4 par ruelles) nous sommes allés à...Carrefour Express (autrement nommé carrouf pour les intimes).

Hélàs, hélàs, point de beurre salé en ce lieu, je vais mourir avant la fin de mon séjour ! J'ai eu l'intense et fou espoir en allant au rayon du beurre et en repérant des marques française au loin, que je pourrais trouver le seul beurre que je tolère. Mais, non. Pour le reste, si quelques marques française trainassent dans ces rayons, beaucoup de choses restent adaptées à l'alimentation turque. En tout cas, j'ai au moins des yaourts mangeable, car je ne supporte pas leur Ayran .

Sinon, pour mieux comprendre Istanbul, voici une présentation de la ville, de ses quartiers et une explication concernant les transports.

Istanbul est aussi un district en Turquie.

mardi 22 septembre 2009

Le temps passe à Istanbul


Merhaba. Désolée pour cette longue paranthèse, due en partie à ma flemmardise, mais aussi au vilain réseau qui ne veut pas me laisser accéder à mon blog.

Je passe le temps avec mes comparses étudiants et j'attends de voir mon emploi du temps la semaine prochaine. Ça promet, vu que la 1ère semaine de cours, les profs ne seraient à priori pas là. En gros, j'ai encore 2 semaines de vacances devant moi (non, non, ne parlez pas de chance. Ça commence à faire long - l'inactivité).

Hier, néanmoins, un turc, de notre université, nous a piloté (à ce stade de conduite, on parle de pilote et non plus de conducteur, j'ai cru voir ma vie défiler plusieurs fois devant mes yeux xD !!! Le mec, il te fait des virages de dingue et à un moment ... *innarable* mais si les turcs ont une vision particulière du code de la route - ils ont le même que le notre, je me dois de préciser ce fait, puisque mon permis est valable à Istanbul - ce sont aussi de très bons pilotes qui maitrisent leurs véhicules. Enfin, la route turque offre ses particularités, comme des voies où on peut conduire DANS LES DEUX SENS, oui madame, oui monsieur, on s'est retrouvé face à un taxi... mais je suis encore là, preuve qu'ils ne sont pas totalement barrés)...

Je reprends, il nous piloté à Bebek, un quartier plus loin qu'Ortakoy. Quartier richou, bobo turc, où des restaurants proposent le petit déjeuner turc qui ma foi, vaut son pesant de cacahuèttes.

Au repas : thé à volonté, fromage de vache et un autre fromage (qui ressemble un peu à du gruyère, sans en être). Le 1er est frais mais aussi cuit. Nous avons, tomates, olives, concombre arrosées d'huile et d'aromates. Un espèce d'omelette avec de la viande et un peu de fromage. Toute sorte de pain (très bons !) frais et chaud pour certains. Du miel avec du lait solidifié (ce qu'on obtient en battant le lait). Amamam comme je dis souvent.

J'ai découvert un peu Ortakoy samedi dernier, vu que la réunion Erasmus s'est déroulée dans un bar du coin (réunion qui n'apprend pas grand chose à vrai dire !). C'est un magnifique quartier et je comprends pourquoi on me l'avait conseillé ! En même temps, il est cher. Autour de la mosquée, dans de jolies petites rues pavées, il y a plein d'étales de bijoux, tissus, jouet en bois. Que de l'artisanal.

Après, une soirée se déroulait pas loin de mon logement, mais je n'avais pas la tête à ça, c'est donc sur les coups de 1heure que je suis sortie du bar pour rentrer a mi casa. Même si ce n'était pas rassurant, au final, le monde et la lumière témoignent de la vie nocturne importante du coin. Et donc j'ai pu rentrer seule sans encombre pour dormir.

Je vous met plein de photo !

jeudi 17 septembre 2009

Istanbul, c'est bien

Plusieurs jours déjà que je ne vous jette pas de nourriture. Je devrais avoir honte.

Que raconter, je vous avoue ne pas être d'humeur, mais si je m'arrête maintenant, je ne m'y remettrai plus.

Alooors, déjà, même en donnant les indications en turc, quand on est une fille (enfin, là, on était 3), le chauffeur de taxi a tendance à privilégier les rues à feux, aux grands boulevards histoire de grapiller des miettes de temps en plus. J'ai compris je serai plus directive la prochaine fois x) (enfin, il a pas gagné grand chose, rassurez-vous ^_^).

Il fait chaud. C'est pas exactement pour me plaire, vous savez moi, le froid, la pluie ça me convient très bien (et dans quelques semaines, quand il pleuvra et qu'on claquera des dents, j'aurai un tout autre discours).

J'ai lu le livre L'empire des Loups, qui a été, comme vous ne le savez peut-être pas, adapté en film (que j'ai beaucoup aimé ^^") avec Jean Reno. Le livre fait découvrir la mafia turque à Paris, mais il permet d'appréhender (un peu) la culture turque, surtout sur la fin, qui décrit des lieux d'Istanbul où j'ai été. J'ai été sidérée de découvrir que la fin est totalement différente du scénario du film. Je vous conseille vivement la lecture de ce livre qui m'a absorbée pour 3 jours.

Bon parait-il qu'on va pas avoir beaucoup de boulot à la fac (parait-il). Nous n'aurions pas de travaux dirigés (sauf pour une matière) et même plus d'exposés à faire parce que - parait-il =p les profs seraient jaloux de notre français, parfois meilleur qu'eux. Et pas grand chose en cours, de manière générale. Youhou, que du free time pour voyager (allez, courage, j'irai au Liban. En tout cas, certainement à Sofia).

Voilà...voilà.




mardi 15 septembre 2009

Métropole.

Un petit chat d'Istanbul, très beau, qui a bien fait craquer les clients du restau x). Qui a le bidou rempli de viande, s'est léché les babines et ensuite a roulé dans l'herbe comme un bien heureux ?
Vue éloignée et peu précise de mon Université (juste pour craner et dire qu'on a les pieds dans l'eau et la tête dans les arbres). Les 2 bâtiments de droite n'en font pas partie !


Bonjour * retient un baillement *. Nous voilà de retour d'une folle et éreintante journée, des zimages plein les yeux et la fatigue dans les pattes.


Hier, donc, jour faste dans notre fainéantise, nous sommes allé chercher J... à l'aéroport. Optant malgré nous pour un taxi (le chauffeur du car nous ayant envoyé paître, sans doute que nos têtes ne lui revenaient pas). Cette fois-ci, nous avons pu, enfin, admirer le bord de la Mer Marmara et ses... paquebots et innombrables pétroliers, cargos et autres mastodontes du genre...


D'un côté, les transports maritimes, de l'autre les anciennes murailles de Constantinople. De quoi s'occuper pendant la demi heure de trajet.


À l'aéroport, récupérant notre colis (; ) ), nous avons pu monter dans le car qui nous a ramené à Taksim.


Nous voilà 3 mousquetaires français, perdus dans l'immense Istanbul.


Aujourd'hui, nous avions en tête de faire le tour royal du Bosphore, c'est à dire, prendre à 9 heures un bâteau qui met 3 heures pour nous emmener en Mer Noire, repas compris, puis 4 heures pour nous faire aller à la Mer de Marmara. En retard (de 5 minutes) nous fûmes. Et après, si nous aurions pu avoir le temps, on a mis 30 minutes pour trouver l'embarcadère x)...


Donc, en désespoir de cause (et surtout, complètement paumé), nous avons pris un bateau au hasard, qui nous a amené à la côte asiatique. Bof, on a repris aussi sec un autre dans le sens contraire. Mais celui-ci s'est arrêté à un iskelé un peu plus éloigné. En réalité, là où nous aurions du prendre notre bâteau de croisière. Bah, qu'à cela ne tienne, il y a d'autres formules, moins complètes. Donc nous en avons pris un, qui montre un peu le Bosphore et ses monuments, en 1 heures 30. Ce fut ma foi, assez drôle.


Le paysage reste tout de même difficilement descriptible. Des collines de par et d'autre de la mer, et des constructions dessus, des vieux remparts, des quartiers orange et jaune, tout décrépis côté Europe, des quartiers colorés (vert, jaune, orange, rouge...) et majoritairement riche côté Asie. Riche au point qu'au milieu de forêt savamment conservée (rappelons nous, Istanbul c'est 70 Km de par et d'autre du Bosphore) de sublimes villas turques nous présentaient leurs vérandas. Bien évidement, la distance de ces quartiers d'avec le coeur historique d'Istanbul est conséquente. Qu'à cela ne tienne, les riches turcs ont leurs petites navettes. Il suffit pour eux, de prendre – comble du luxe – leurs ascenseurs privés au flanc même des collines, pour descendre sur les embarcadères.


À notre retour, nous sommes allés déjeuné au Dervish (pourquoi changer de nouvelles habitudes?) pour ensuite nous rendre au Grand Bazar qui est... effectivement un grand bazar. 2500 boutiques d'artisanats (bijoux, cuir, tissu – écharpes, pachemina, tapis -, chaussures, poteries, vaisselle, bric à brac...).


La fatigue actuelle me fait sans doute rater beaucoup de détails. J'y reviendrai si le courage et ma mémoire me le permettent.


Oh, anecdote intéressante à mentionner. Encore que cela ne tienne que de l'hypothèse. Je vous avais, ou non, raconter mes déboires concernant l'obtention de mon visa étudiant. Or, le prix (99 euros), plus le fait qu'il me faille un aller-retour Nantes-Paris, pour le faire, puis un aller-retour pour le chercher, plus le fait qu'ils m'ont tanné pendant 2 semaines pour des détails ( si, si, ils ont embêtés d'autres Erasmus, qui avaient le même dossier que moi (!!) pour des documents différents...), cet ensemble d'éléments m'ont poussé, à envoyer une lettre grognon au Consul de Paris, concernant les demandes de Visa pour étudiants.

Lui expliquant mes déboires, je lui ai en gros dit le fond de ma pensée, à savoir, que pour un pays candidat, emmerder les étudiants de l'UE qui veulent aller en Turquie, c'était pas exactement avantageux (même si oui, à l'échelle d'un pays, quelques personnes ne vont pas changer la donne). C'est J... qui aujourd'hui m'a appris qu'elle avait payé son Visa à un tarif étudiant (!!!), et que c'était 50 euros. Quelques 2 semaines après mon passage. Bien sur, il y a peu de chance que mon courrier ait eu un impact, mais j'ai trouvé la coïncidence assez intéressante.

lundi 14 septembre 2009

Un dimanche à dormir.


Wahou, une journée sans passer vous donner de nouvelles.



Non pas que l'on connaisse Istanbul par coeur maintenant, mais c'est vrai que les découvertes se font un peu rares ( bien sur, nous sommes loin d'avoir tout visiter, mais nous avons fait l'essentiel des « spots » touristiques).



Donc, dimanche, jour comme les autres en Turquie (sauf pour les pharmacies qui sont fermées T_T). Lezardant le matin sur notre mezzanine, nous nous sommes décidé à sortir voir le marché du quartier, qui est j'avoue, fort impressionnant, tant dans son étendu (ça tient dans une rue et ça continue sans fin, avec quelques ramifications dans les rues perpendiculaires) que dans ses beaux étales de légumes, fruits et fromage. Je crois que je n'avais jamais senti d'aussi agréables odeurs. C'est incomparable avec les marchés français. Les prix aussi, sont probablement imbattables. Le kilo de beau raisin (vert ou noir), 1 TL, en gros, à peine 50 centimes d'euro. Pareil pour les aubergines ou les tomates (encore que ça peut monter – wouhou – à 1 TL 50 ). Ils ont là aussi des préparations d'olives qui donnerait faim même à une anorexique (bon, encore faut-il aimer les olives).



C'est le palais émoustillé par les odeurs et le ventre criant famine que nous en sommes sortis (nous n'avions, hélàs, pas de monnaie pour faire des affaires !). Cherchant un restaurant, on a fini par tomber de guerre lasse, dans une gargotte, mélange de self et de restaurant peu cher où nous avons mangé pour 4 euros un repas de riz, viande et légumes, avec 2 bouteilles d'eau (pour vous dire, l'eau coutait autant que le repas lui-même, 1 euro).



Nous sommes rentrés dormir (je crois que nous devenons de vrai paresseux, dans cette tiédeur humide) pour ressortir manger le soir (rien de bien nouveau à signaler). Enfin, à noter que nous avons passer un très bon moment à jouer au Trivial Poursuit avec des allemands qui nous ont quasiment battu haut la main (pourtant sur des questions essentiellement de culture française).

samedi 12 septembre 2009

Du bleu du ciel à la Mosquée Bleue.


Désolée pour l'arrivée tardive de ce post, mais j'avoue, que la crève m'a fait roupillé toute ma fin d'après-midi.

Il faut dire qu'un vent particulier parcourt Istanbul. Si le climat est chaud et humide, ce vent peut vous glacer les os en quelques minutes. Les habitants sont peu sensibles à ces changements brusques de températures, mais la pauvre européenne que je suis en est tombée malade. Rien de grave, le rhume somme toute.

Il fait gris, ce qui facilite grandement les visites de monument. La pluie nous a néanmoins supris à la sortie du Bazar des Épices, nous poussant à nous réfugier dans un restaurant turc où nous avons très bien mangé (la même chose qu'hier globalement).

Cette fois-ci, nous avons pu rentrer dans la Mosquée bleue, chaussures à la main et foulard sur mes cheveux (bien que ça ne soit en rien obligatoire). C'est effectivement une magnifique mosquée aux décorations somptueuses. Je vous mets une photo, car je n'ai pas l'option "description lyrique de lieux magnifiques". Une photo, ça parle toujours plus !

En sortant, nous avons fait un don de quelques Lira, comme il est coutume de le faire (néanmoins, beaucoup de touristes ne font pas l'effort de donner). En échange, nous obtenons un bon, étrange, dont nous n'avons encore perçé la nature. On suppose qu'ils équivaut à la somme que l'on a donné, afin de pouvoir les utiliser pour payer.

Comme on commence à être un peu usé - moi qui suis habituée aux voyages, j'appelle ça le contre-coup de l'arrivée - on est vite rentré se reposer, achetant quelques baklava sur notre route (j'ai pu tester la version au chocolat qui est ma foi, trop spéciale à mon goût. Je préfère les classiques à la pistache).

Voilà donc peu de choses passionnantes à vous conter. Ah si, tout de même, nous avons voulu acheter des mouchoirs, et cela fut fort compliqué. En bas de mon immeuble, est ouverte une petite superette, de jour comme de nuit.

Ayant demander à notre hôte comment formuler notre demande, c'est gonflé de fierté que l'on demanda en turc, "Selpack lütfen". Il nous en sort un (paquet de mouchoirs), mais j'ai alors demandé "on" (10) "selpack", pendant que Baptiste représentait avec ses mains, un pack de paquet de mouchoirs (vous voyez le bin'z). Pauvres de nous ! Selpack est une marque de mouchoirs, mais aussi de papier toilettes, de serviettes hygiéniques et j'en passe. Pensant que nous demandions plus grand, il nous sort de l'essui tout...etc. En désespoir de cause, il est allé chercher son ami le boucher, qui parle anglais, et qui a résolu notre problème. Maintenant, nous saurons que pour avoir un pack, il nous faudra dire, "mendil lütfen". J'ai pu néanmoins montré avec fierté au vendeur que je savais que dört voulait dire 4 XD.

Pour acheter les baclava on était pas peu fier non plus ! On a tout fait en turc (enfin, c'était pas bien compliqué ^_^"). Ainsi j'ai demandé "iki porsuyon" (2 portions), puis nous avons remercié (tesekkurler, ou tesekkur ederim) et sommes allé à la caisse, où nous avons payé (logique implacable ...) et où Baptiste a pu sortir de nouveau le "kolay gelsin", qui signifie, "que cela vous soit facile". Formule de politesse que l'on dit à ceux qui travaillent, pour les remercier de ce qu'ils font. C'est très apprécié généralement, et l'on nous répond, salam aleikoum, "paix sur vous".

La mosquée Sultan Ahmed ou "mosquée bleue" est certainement l'une des plus célèbres et parmi les plus belles mosquées d'Istanbul et du monde musulman.

Faisant face à la célèbre "Sainte Sophie", église byzantine du VIème siècle de l'ère chrétienne, cet édifice de l'architecte Mehmet Agha bâti entre 1609 et 1617 la surpasse en beauté ainsi qu'en finesse.

La mosquée est dotée de six minarets, dont la forme élancée est spécifique à l'architecture ottomane. Quatre minarets encadrant le bâtiment principal à coupole, tandis que deux autres marquent les angles de la cour attenante.




Crédit photo : N. Ruscon (2003)
Le bâtiment principal de la mosquée se compose d'une salle de prière surmontée d'une coupole de 23 mètres de diamètre dont le point le plus haut culmine à 43 mètres. Si ces dimensions sont bien inférieures à celles de Sainte Sophie (sa coupole s'élève à 56 mètres), plus ancienne de mille ans, la mosquée bleue la dépasse en élégance.

Crédit photo : N. Ruscon (2003)

La mosquée bleue doit son nom à la faience bleue d'Iznic qui en recouvre les murs. Pour sa construction le sultan réquisitionna toutes les fabriques de la ville d'Iznic pour en produire les 21000 carreaux de faience.

La décoration intérieure consiste principalement en des motifs floraux stylisés (sous forme de frises, d'entrelacs parfois étendus ou de médaillons). De fines calligraphies du Coran ornent le sommet des coupoles et des bandeaux décoratifs notamment autour des quatre imposants piliers principaux de 5 mètres de diamètre soutenant l'édifice.

Les nombreuses fenêtres entourant la coupole principale et les demi-coupoles, ainsi que celles ouvertes sur les facades, laissent entrer une lumière plus uniforme sans laisser l'édifice dans la pénombre comme à Sainte Sophie.

De magnifiques vitraux ornent les fenêtres du fond de la mosquée, décorés eux aussi de motifs floraux très élégants.







Crédit photo : N. Ruscon (2003)


vendredi 11 septembre 2009

Des pieds en compote.


Bonjour, bonjour.

Nouvelles du front. Finalement, j'ai choisi de rester là où je suis hébergée, malgré la distance avec la faculté. Ce pour des raisons économiques, mais aussi parce que je m'y suis faite, et j'aime le quartier, je commence à bien utiliser les bus.

Mea culpa, nous avons confondu Baptiste et moi (confusion due à certains mots français "turquisés", mais dont le sens est légèrement différent), le tramway, qui parcours Istiklal, et le Funiculaire qui est, effectivement, le métro souterrain de Beyoglu.

Aujourd'hui, nous avons testé ce fameux tramway, très ancien, et c'est assez plaisant. Sauf la descente. Parce qu'évidement, quand il est bondé, et qu'on est au milieu, le chauffeur n'attend pas que l'on joue des pieds et des mains pour sortir. J'ai du sauter en marche.

Nous sommes à nouveau passés devant un monument dont je n'ai eu de cesse d'oublier de vous le mentionner, à savoir, la plus vieille Université de Médecine d'Europe (excusez du peu !), qui se situe en face du Parc Gülhane (j'ai trouvé son nom !). Bon, si elle est toujours ouverte, ça commence à devenir décrépi.

Je ne vous avais par ailleurs pas fait part d'une nouvelle qui m'a fortement angoissée quelques heures. La Turquie a pour obsession du moment, la lutte contre les téléphones étrangers du marché noir (revente de mobiles étranger en Turquie). Ce qui fait que tout téléphone étranger détecté est désactivé à distance par un système mis en place par le gouvernement (charmant n'est-il pas). Il faut donc déclarer son téléphone à l'aéroport.

Je fus soulagée de comprendre par la suite, que cela concernait les téléphones étrangers dans lesquels on utilise une carte SIM turque (ce qui est faisable, après tout). Souvent, une fois le téléphone désactivé, il est très difficile de le remettre en service (il faut se rendre au commissariat).

Bon, je n'ai néanmoins pas toujours rallumé le mien...De toute façon, mon forfait international (qui coute la peau du c**, mais sinon, ils refusaient de le bloquer T_T) n'est toujours pas activé.

Aujourd'hui, nous somme retourné dans la Vieille ville ('ancienne ville Byzantine) pour voir Sainte Sophie et la Mosquée Bleue ainsi que le Palais Topkapi. Comme dans chaque voyage, les aléas changent les plans.

Nous avons bien vu Sainte Sophie, qui est hélàs, très délabrée par endroit. Elle est le témoignage de la concurrence entre deux religions, l'Islam ayant effacé une grande partie des traces de la religion Orthodoxe. Personnellement, si les mosaïques (incroyablement belles pour celles qui restent à peu près intactes) m'ont beaucoup plu, l'endroit m'a peu émue. Bon, ça m'a tout de même impressionnée, la taille d'une Basilique !

Nous avons alors déjeuné dans sur une très bonne terrasse. Là j'y ai vraiment découvert ma passion pour la nourriture turque (vous risquez d'en entendre parler encore de nombreuses fois). La viande de mouton, que Baptiste a pris, est délicieuse, ô combien divine. Tandis que mes boulettes de boeuf frisaient le paradis (oui, vous avez compris, je manie l'exagération avec plaisir). N'empêche, miam.

Nous avons tenté de visiter la Mosquée Bleue. Mais visiblement, il s'y passait quelque chose d'important (on est sensé pouvoir la visiter même le vendredi). Nous avons donc fait la corrélation entre la quantité de policier hallucinante présente dans le quartier, et le cordon de policier à la sortie de la Mosquée. Nous ajoutant à la troupe de badauds du coin, nous avons vu des turcs endimanchés sortir de la Mosquée, suivi par une pléthore de garde du corps. Vous savez, les types en noir, à l'air très aimable.

En ayant assez d'attendre, nous avons fait la découverte d'un endroit superbe, la Citerne de la Basilique, qui alimentait en eau le palais de Topkapi. Cette citerne est souterraine et quasiment vide aujourd'hui. Nous marchons sur des passerelles en bois, au dessus de l'eau qui grouille de carpe et de pièces lancées là symboliquement. La citerne est vaste et comporte 336 colonne.s Nous ne pouvions voir dans ce lieu sombre que grâce à l'éclairage rouge et orange de spot installé près de chaque colonne. Une colonne célèbre se nomme la colonne aux yeux de pan.

Là, sont donnés des spectacles de derviches. Ça doit valoir le coup d'oeil.

Nous avons ensuite entrepris de voir le Palais de Topkapi, nous méprenant sur son étendu (et sur nos moyens financiers!). Trompés vicieusement par notre guide, qui semble systématiquement voir les tarifs de musée à la baisse, nous avons donc payé une entrée pour le Palais, mais sans pouvoir payer l'entrée pour le Harem (donc, nous devrons y retourner et payer les 2 entrées). Quoiqu'il en soit, tout est très bien conservé et c'est un vrai plaisir des yeux d'aller de salles en salles, ou de passer dans les jardins pour rejoindre certains pavillons. De l'or, du bleu, du vert, des mosaïques, des faïences... De quoi rêver. Enfin, on rêve nettement plus en visitant les salles du trésor (où on trouve, entre autres merveilles, un très gros diamant en forme de goutte, des coupelles, vase en Jade... Et divers objets incrustés de perles, émeraudes dont une de 16 300 carats, rubis, diamant, or... ).

On peut aussi y voir des objets sacrés, l'épée du Prophète et celles de ses compagnons, des objets de culte, des bouts de sa barbe (parait-il).


Reliques de Mahomet


Reliquaire de la barbe de Mahomet à Konya
  • Collection de reliques du Palais de Topakpi à Istanbul, Byzance, capitale d'un vaste empire chrétien, avait possédé de nombreuses et précieuses reliques, qui furent pour la plupart pillées par les croisés. Après la la prise de la ville par les Turcs, la ville devint sous le nom d'Istanbul, la capitale de l'Empire Ottoman et les sultans eurent à coeur de constituer à leur tout une prestigieuse collection de reliques musulmanes, qui comprend aujourd'hui plus de 600 pièces conservées au Palais de Topakpi : épées de Mahomet (sabres de combat et deux épées en or enrichies de pierres précieuses), manteau de Mahomet, cheveux et poils de sa barbe, trace de ses pas, etc.
  • Rituel en vigueur à Topkapi. Bien que la plupart de ces reliques soient exposées en permanence, les plus importantes d'entre elles ne le sont que pendant le mois du Ramadan. Le Coran est récité de manière ininterrompue auprès de ces reliques depuis qu'elles ont été transférées à Topkapi.
  • Poils de la barbe de Mahomet. On en conserve en différents lieux du monde islamique. Les uns sont à Topkapi.

C'est donc fourbu que nous avons repris le tram, le funiculaire puis le tramway pour revenir dans notre petit cocon haut perché.



jeudi 10 septembre 2009

Des choses. Et d'autres.

Alooors, informations en tout genre.

La vie n'est pas chère. Bon, oui, mais les salaires sont bas. Un exemple. Oui, on a récidivé. Accro aux dvd que nous sommes, nous n'avons pu nous retenir de rentrer dans une boutique de CD, DVD, livres en tout genre. Quel fut notre effarement de voir les DVD datant un peu à 2 euros, les DVD plus récent, à 6 euros, et les DVD tout nouveaux (film d'un an) à 10 euros !

Les CD de musique ont le même ordre de prix. Si ne connaissant pas encore la musique turque, je ne m'y suis pas essayée, nous avons pris des dvd que nous voulions (There will be blood, Number 23, Good morning Vietnam - film que j'adore) en English - English (version anglaise avec sous titre anglais). Oui parce qu'un film doublé en turc j'ai encore quelques craintes de voir ce que ça donne.

Par ailleurs, on a comparé certains prix, que tout le monde connait. McDo, pour entrer de but en blanc. Le menu big mac, 8,9 lira. Ce qui signifie, très exactement, 4 euros. Oui, madame.

Baptiste, qui ne voulait pas le croire, a constaté le même genre de différence avec les Starbucks.



Plein les pattes, plein les mirettes.

De retour.

Aujourd'hui, après un départ difficile et tardif de l'appartement, nous avons vraiment découvert l'étendu du système de transport en commun d'Istanbul. Pas si complexe que ça, mais je ne cache pas nos hésitations et tatonnements.

D'abord, je vous mentionne la générosité (encore !) de notre logeur, qui nous a confié un akbil. Sorte de puce électronique sur laquelle on charge de l'argent et cela paye notre transport. Très pratique.

Nous avons descendu, de nouveau, Istiklal street, ou, je ne vous l'avais pas bien présenté, Avenue de l'Indépendance. Celle-ci est parcouru par un funiculaire, tellement elle est longue. À la fin, se trouve le plus vieux métro du monde (parait-il) qui traverse le quartier, liant Beyoğlu et Karaköy.

Celui-ci n'a qu'un arrêt. Il nous mène près du pont de Galata. Là, nous sommes passés sous un tunnel, sorte de galerie souterraine avec des magasins longeant les couloirs (les japonais ont le même système à Tokyo). Nous avons traversé le pont à pied, afin d'avoir une vue du Bosphore tranquillement. Nous y avons observé des pêcheurs (du dimanche ?) qui possèdent ou louent leurs cannes à pêches. Des règles encadrant strictement la pêche, ils doivent faire mesurer le poisson pêché (pour ne pas prendre les trop petits).

Nous avons donc quitté les quartiers très "occidentalisés". Ici, pas de bisou dans la rue, et les tenues de femmes un peu plus "couvrantes". Bon, ça va hein. Ils sont habitués aux touristes. Nous avons vu la Mosquée Neuve, Yemi Cami ... Et après nous sommes allés dans le Bazar aux épices d'Eminömü (qui est aussi le Bazar Egyptien). Après s'être enfoncé dans les rues marchandes, nous avons rebroussé le chemin, afin de prendre le tram (très proche du tram nantais !) qui devait nous mener à la Mosquée bleue et Sainte Sophie. Mais notre fatigue nous a poussé à nous promener dans un parc entouré de murailles. Au sein de celui-ci des chemins grimpent vers de petits coins reculés.

Comme je vous l'ai mentionné, les contacts (non pas d'amitié, bien entendu) entre hommes et femmes sont plutôt rares dans la rue, et sans doute mal vu. Mais le parc est plein de bancs - classiques - et de bancs entourés de grillage de bois. Même si l'on voit à travers, symboliquement, cela cache votre intimité. Les couples sont plus relachés - mais aussi les groupes d'ami(e)s.

Au bout du parc, une magnifique vue sur le Bosphore. Nous nous sommes arrêtés là pour prendre le thé, sur une jolie terrasse (débarrassé des touristes - encore qu'il ne faille pas se plaindre, ils ne sont pas nombreux).

Finalement, étant près du Musée de l'Archéologie nous avons décidé de le visiter (grand bien nous a pris, il regorge de merveilles de l'art byzantin !). Nous y avons vu des vestiges des civilisations de la Mésopotamie.

Nous avons alors manqué de courage pour faire le Palais Topkapi (et d'ailleurs, de courage pour tout), et nous avons repris le tram pour rentrer.

Au cours de nos pérégrinations, on a gouté le pain vendu dans la rue, le Simit (sans graine néanmoins) qui est délicieux.

En parlant de nourriture, je me suis trompée sur la nature de ma viande, concernant mon plat de la veille. S'il s'agissait bien d'agneau, ce n'était point du gigot. La cuisson est particulière, plusieurs heures dans le four pour attendrir la viande. Comme ils disent.




Afficher Istambul sur une carte plus grande

Deux grenouilles stambouliotes sous la...pluie

Merhaba.

Hier soir (mercredi 9 septembre 2009) nous avons avec plaisir rencontré ma future colocataire... Amélie (je vous raconte pas ce que ça va être pour notre Coloc J... ^^"). Après avoir pris un thé, nous nous sommes retrouvé dans un restaurant chicos de l'avenue istiklal (le repas est aux alentours de 30 euros, pour 2, quand on peut manger pour 2 euros ailleurs). Mais il s'agissait aussi d'un anniversaire, donc, quelque part, ça se comprend.

Et puis le cadre, sur une terrasse chic, donnant sur un jardin rempli de chat (à la one again) en valait la chandelle.

Je crois que je n'ai jamais mangé aussi bien de ma vie (j'aime les exagérations). J'ai pris mon courage à deux mains et... j'ai suivi le palais d'une franco/turc qui était avec nous. En entrée, un plat qui se nomme "l'imam évanoui", Imam Bayıldı (voici >> la recette). Il y a une histoire - légende - liée à cette recette d'aubergine cuite, avec en garniture des oignons revenus dans l'huile avec des tomates. Je n'ai hélàs pas tout retenu, mais l'Imam se serait retrouvé à la table du Sultan, et s'en serait évanoui. Après, j'ai eu du gigot d'agneau cuit dans l'aubergine gratiné, avec du riz (très bon leur riz) et quelues pommes de terre. J'y ai redécouvert une surprise peu agréable que j'avais eu la veille. Les bouts verts ne sont pas des poivrons, mais bien du piment. Du piment. J'ai dit.

Comme il s'agissait de l'anniversaire d'une amie d'Amélie, nous avons eu le droit à l'extinction des lumières et à un gâteau au chocolat couvert de bougie. Très bon, mais très gros. Trop gros, voir même pour Baptiste :).
Petite note culinaire: beaucoup d'aliments sont farcis, et les légumes crus sont trempés dans le vinaigre. Les aubergines, oignons, piments verts, et tomates sont vraiment à la fête. Après réflexion, ce que j'ai mangé est probablement une forme de kebab, (Patlıcanlı kebab : kebab avec des aubergines). Bref, je crois que la cuisine turque me ravie comme je ne l'ai jamais été par de la nourriture (il faut le faire !).

Après, étant donné l'heure (presque minuit), nous sommes rentré, Baptiste et moi, sous la pluie.

Oubliez TOUT ce que vous savez de la pluie. En Turquie, la pluie c'est les tropiques, ma parole ! Des cordes, non pas au sens figuré, mais littéral ! Des cordes qui vous martèlent le dos, les jambes, vous glacent jusqu'aux os, qui trempent vos vêtements jusque dans leurs fibres atomiques.

Bref, heureusement que nous n'étions qu'à 5 minutes à pied, une fois rentré, friction, sèche-cheveux, thé chaud et tout va bien.

Il faut évidement que je vous parle des rues d'Istanbul. Istanbul est donc une ville sur des collines de tailles importantes. Ça monte, ça grimpe, et je n'exagère pas. Des pentes à 40° c'est habituel, et il faut être équilibriste pour circuler là dedans. Les pavés inégaux n'arrangent pas. Mais là est sans doute, le charme de cette ville.

Revenons-en à la pluie. Quand il pleut, il pleut beaucoup. Ceux d'entre vous, qui suivez de près les informations, doivent savoir qu'il y a eu d'importantes inondations (à 60 km d'ici hein ! Et nous sommes en hauteur, nous !). La route de l'aéroport était notamment hier, recouverte d'1m20 d'eau ! (qu'on se rassure, il s'agit de la route principale ! celle qui longe le bord de mer. En ce qui nous concerne, nous avions pris une voie rapide plus dans la ville).

Les rues, comme je l'ai indiqué, sont toutes pavées. Sauf que, sauf que, le tout à l'égout n'existe pas ou peu. Donc quand il pleut, l'eau, elle monte, elle coule, elle lave finalement le sol entièrement. Il n'était pas rare que dans les montées de notre chemin, nous devions longer les murs car au coeur de la rue, l'eau coulait un peu trop fort pour nos malheureuses chaussures (encore une fois, rien de dangereux là dedans, l'eau fait à peine 5 cm, c'est surtout que du coup, le pied patauge T_T).

Du sport olympique. Et nos chaussures ne sont certainement pas sèches à l'heure qu'il est !

Je vous remet une carte de google avec des petites indications locales (n'hésitez pas à la déplacée, à cliquer sur les pastilles !).

Et une photo de Baptiste, à la caféteria de Galatasaray.










Afficher Beşiktaş, Emirhan Cd sur une carte plus grande

mercredi 9 septembre 2009

The journey begin ...


Bonjour, bonjour, ou plutôt, merhaba tout le monde.

Ici, il fait beau, il fait chaud et l'air est humide. Ce matin, nous avons été emmené à la caféteria des professeurs de Galatasaray (celle des étudiants étant fermée lors de l'été). Là, un étudiant peut manger pour 1 euro, un repas plus que complet. Au bord de l'eau - cela parait romantique, ne serait-ce les saletés qui flottent deçi delà. Bon, certes l'eau présente bien, tout de même.

C'est après un repas bon et complet (riz, pois chiches en sauce et ce que je suppute être du boeuf, salade à composer soi-même et une demi-pêche - nous avons partagé avec Baptiste) que notre hôte nous a laissé à nos vadrouillages.

Nous avons réussi à traverser seuls une avenue (je vous assure que c'est quelque peu sportif, même le feu du piéton en témoigne, au début, il est comme les nôtres, vert et statique. Après un certain temps, disons 20 secondes, le petit bonhomme se met à courir !). Et ensuite, nous avons réussi à prendre le bus (wouhou). Bus qui ne présente que sa destination. Après, il n'y a pas de nom aux arrêts... Enfin heureusement, nous ne visions pas bien compliqué à savoir la place de Taksim. Edit, des noms il y a, mais leurs cartes (inexistantes dans le bus-même) sont très difficiles à décrypter.

Là nous avons repris l'axe que je vous ai présenté dans mon précédent article. J'y ai - péniblement - acheté une carte sim que je n'arrive pas à faire fonctionner (T_T). Edit: il faut attendre son activation, c'est à dire 24 heures.

Nous nous sommes rendu à la Tour Galata, pour admirer la vue (cf photo, où la main de mon cher et tendre montre Saint Sophie). Après nous avons vagabondé au gré des rues (enfin, pas trop non plus, c'est un dédale assez angoissant pour les touristes lambda).

Istanbul, c'est la ville des chats et l'Université Galatasaray a son lot de matou, au point qu'on en marche dessus par mégarde. Je ne vous raconte pas mon état, lorsqu'allant zyeuter mes salles de cours, je vois plus de chaton au mètre carré que vous n'en verriez dans toute une vie (hiiiii, trop mignon). Enfin, il ne faut pas se leurrer, les bestioles savent trèèès bien quémander... (il n'est pas rare de voir les chats auprès des échopes de nourriture, sagement assis, attendant la pitié ou la maladresse des humains) et son sauvages ! Elles peuvent même véhiculer la rage, encore existante dans ce pays.

Istanbul, c'est aussi un peu la ville des chiens. Sauf que leur sort est bien moins enviable que celui des chats à qui les istanbuliotes donnent des restes. Le chien n'est pas rare dans les rues, mais il est plutôt sauvage. Il erre en compagnie de 2, 3 des siens et se met sur le dos pour attirer l'attention et la nourriture. Mais son état - piteux - font ressentir plus de crainte. Encore que leur petit numéro - au pied de la tour Galata - a fait de l'effet sur un groupe de touriste japonais (ils sont partout ceux là !) empressés de les prendre en photo sous tous les angles (le japonais est un photomaniaque).

Güle Güle !